Soins à domicile

Association d’aide et de soins à domicile à Paris, au service des personnes âgées

Perte autonomie

Qu’est-ce que la perte d’autonomie ?

8 Fév 2021

2 3 Sommaire de l’article

4.8/5 - (6 votes)

La perte d’autonomie équivaut à une dépendance totale ou partielle. Touchant plus majoritairement les personnes âgées, la perte d’autonomie se caractérise par des difficultés à réaliser des tâches quotidiennes (repas, toilette, etc.). Mais comment s’évalue-t-elle ? Et quelles aides existent pour soutenir les personnes en perte d’autonomie ? Éléments de réponse dans l’article qui suit.

Quels sont les différents degrés de dépendance ?

Actuellement, il existe plusieurs degrés de dépendance, allant de la plus légère à la plus importante.

La dépendance légère

La dépendance légère concerne les personnes qui ont besoin d’aide pour des petites tâches de la vie quotidienne. Par exemple, toutes les personnes ayant besoin d’un aidant pour faire leur toilette ou préparer leurs repas présentent une dépendance légère. Généralement, ces personnes vivent facilement à domicile et de manière assez autonome.

La dépendance partielle

La dépendance partielle est un peu plus importante. Les personnes qui ne peuvent plus du tout effectuer des tâches quotidiennes en souffrent. Si une personne ne parvient plus à faire sa toilette toute seule ou à aller de son fauteuil jusqu’à son lit, elle souffre d’une dépendance partielle.

La dépendance totale

Enfin, la dépendance totale est la plus lourde. La personne est en perte d’autonomie totale et a besoin d’une présence constante pour pouvoir se maintenir à domicile. La perte d’autonomie totale est importante puisque la personne ne peut plus bouger sans l’aide d’un aidant extérieur.

Perte d’autonomie : comment évaluer le niveau de dépendance ?

Mais comment faire pour connaître son niveau de perte d’autonomie ? Aujourd’hui, plusieurs méthodes permettent d’évaluer la perte d’autonomie. Les trois principales sont la grille AGGIR, la grille des AVQ et le test Folstein. Zoom sur chacune d’entre elles.

La grille AGGIR

Très connue, la grille AGGIR consiste en un questionnaire initialement conçu par les pouvoirs publics. Aujourd’hui, il est utilisé pour déterminer si les personnes peuvent prétendre à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Les assureurs s’en servent également.

Mais qu’est-ce que l’AGGIR ? C’est une grille qui aide à évaluer les capacités d’une personne en fonction de 17 activités : 10 activités corporelles et mentales (discriminantes) et 7 activités domestiques et sociales (illustratives).

C’est notamment suite à l’évaluation des activités discriminantes que l’on définit le « groupe iso-ressources » (Gir). Il existe 6 niveaux de « groupes iso-ressources », de la dépendance la plus lourde (Gir 1) à un bon niveau d’autonomie (Gir 6).

La grille des AVQ

Pour mesurer la perte d’autonomie d’une personne, il est également possible de passer par la grille des actes de la vie quotidienne (AVQ). La grille recense 6 activités qui permettent de mesurer ce seuil de dépendance :

  • Toilette
  • Habillage
  • Alimentation
  • Continence
  • Déplacement à l’intérieur du logement
  • Transfert

Après évaluation de ces actions, on définit le niveau de perte d’autonomie de la personne.

Le test « Folstein »

Enfin, il existe un dernier moyen d’évaluer la perte d’autonomie d’une personne. Il s’agit d’un test Folstein, aussi connu sous le nom de « Mini Mental Score » (MMS). Cet outil permet d’évaluer la dépendance psychique d’une personne. Il aide notamment à diagnostiquer une démence ou la maladie d’Alzheimer. Ce test se base sur plusieurs critères : l’orientation, la mémoire, l’attention ou encore le langage.

Qui peut évaluer la perte d’autonomie d’une personne âgée ?

Afin d’évaluer la perte d’autonomie d’une personne âgée, l’intervention d’un professionnel est indispensable. Dans le cas où un senior souhaiterait bénéficier d’une aide financière pour son maintien à domicile, une évaluation devra être réalisée par un médecin, une infirmière ou un travailleur social.

Si la personne concernée réside dans une maison de retraite ou un EHPAD, c’est à l’équipe soignante de procéder à l’évaluation. Dans tous les cas, l’évaluation de la perte d’autonomie doit être réalisée par une personne compétente et experte de la question.

Si vous souhaitez obtenir des infirmations sur une aide à l’autonomie personnalisée, contactez les services de l’Adiam

Les personnes souffrant d’une perte d’autonomie bénéficient-elles d’aides ?

Afin d’aider les personnes en perte d’autonomie, l’Etat propose plusieurs aides financières. Aujourd’hui, les prestations sociales destinées aux personnes en perte d’autonomie ou entièrement dépendantes sont :

Si les aides sociales ne suffisent pas, les personnes dépendantes peuvent souscrire des contrats dépendance auprès de leur assureur. Ces contrats d’assurance dépendance permettent aux souscripteurs de bénéficier de garanties financières.

Les aidants familiaux sont souvent les premiers à s’apercevoir de la dépendance progressive d’un proche. Il ne faut donc pas oublier que la perte d’autonomie est une notion cruciale et que des aides existent réellement pour aider les personnes âgées au quotidien.

Pourquoi Choisir l’adiam ?

  • Depuis 1965
  • + 4 000 usagers
  • Association loi 1901 sans but lucratif
  • Autorisée et tarifée par le Département de Paris
  • Autorisée par l’ARS (SSIAD et Alzheimer)

 

Catégories

Rappel gratuit

Articles similaires

Gestion des médicaments chez la personne âgée : polymédication, mémoire et accompagnement

Gestion des médicaments chez la personne âgée : polymédication, mémoire et accompagnement

Ce qu’il faut retenir

La polymédication concerne près d’un senior sur deux en France et provoque chaque année plus de 130 000 hospitalisations et 7 500 décès chez les plus de 65 ans. Les oublis répétés de médicaments peuvent signaler un déclin cognitif précoce. Pilulier hebdomadaire, préparation des doses (PDA), passage infirmier quotidien et coordination entre professionnels de santé sont les solutions les plus efficaces. À Paris et en petite couronne, l’Équipe Spécialisée Alzheimer (ESA) intervient à domicile sur prescription médicale, prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

  • La polymédication multiplie les risques d’interactions médicamenteuses, de surdosages et de chutes chez les personnes âgées.
  • Des oublis répétés ou une confusion entre les médicaments peuvent être un signe précoce de la maladie d’Alzheimer.
  • L’Équipe Spécialisée Alzheimer (ESA) intervient à domicile pour les troubles cognitifs légers à modérés, remboursée à 100 % sur prescription médicale.
  • La coordination entre médecin traitant, infirmière et aide à domicile est indispensable pour sécuriser le traitement médicamenteux.
La suite
Aide à domicile : rôle, missions, conditions et prise en charge

Aide à domicile : rôle, missions, conditions et prise en charge

Ce qu’il faut retenir

L’aide à domicile désigne toute personne intervenant au domicile d’un particulier pour l’aider dans les actes essentiels de la vie quotidienne. Elle regroupe trois métiers distincts : agent à domicile (tâches ménagères), employé à domicile (aide à la toilette, accompagnement) et auxiliaire de vie sociale (dépendance lourde, diplôme d’État). Elle s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus, aux personnes handicapées et aux convalescents. Le financement repose sur l’APA, la PCH, les aides des caisses de retraite et un crédit d’impôt de 50 % des sommes engagées.

  • Trois métiers distincts : agent à domicile, employé à domicile et auxiliaire de vie sociale, différenciés par le niveau de qualification et l’étendue des missions.
  • L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) finance les heures d’aide pour les personnes de 60 ans et plus classées GIR 1 à 4, versée par le Conseil départemental.
  • La PCH (Prestation de Compensation du Handicap) prend en charge l’aide humaine pour les personnes handicapées, sans condition de ressources pour l’éligibilité.
  • Un crédit d’impôt de 50 % s’applique sur le reste à charge après déduction des autres aides, cumulable avec l’APA et la PCH.
  • Une évaluation à domicile gratuite permet de définir le plan d’aide adapté avant toute intervention.
  • Le mode prestataire (via un SAAD) est la formule la plus simple : l’organisme gère le recrutement, la formation et les remplacements.
La suite
Échelle de Zarit aidant familial

Échelle de Zarit aidant familial

Ce qu’il faut retenir

L’échelle de Zarit est un outil validé permettant d’évaluer le fardeau ressenti par les aidants familiaux. Sa version complète comprend 22 questions notées de 0 à 4, pour un score total entre 0 et 88. Un score de 0 à 20 indique une charge faible, 21 à 40 une charge légère à modérée, 41 à 60 une charge modérée à sévère, au-delà de 60 une charge très élevée. Cet outil ne remplace pas un avis médical, mais permet d’identifier un risque d’épuisement et d’orienter l’aidant vers des solutions de soutien adaptées : répit, aide à domicile, accompagnement psychologique.

  • L’échelle de Zarit mesure le niveau de charge perçu par les aidants familiaux via 22 affirmations (version complète) notées de 0 à 4.
  • Quatre niveaux de score : charge faible (0-20), légère à modérée (21-40), modérée à sévère (41-60), très élevée (au-delà de 60).
  • Une version abrégée (mini-Zarit, 6-7 questions) permet un repérage rapide sans quantification fine.
  • Un score élevé ne signifie pas incapacité à aider, mais signale un risque pour la santé de l’aidant nécessitant un réajustement.
  • En cas de surcharge identifiée, des solutions existent : médecin traitant, plateformes de répit, associations d’aidants, services d’aide à domicile.
  • L’échelle peut être utilisée à plusieurs moments du parcours pour suivre l’évolution du ressenti de l’aidant.
La suite

Vous souhaitez changer de prestataire d’aide à domicile ?

Notre mission : apporter une aide globale aux personnes âgées et/ou en situation de  handicap.