La perte d’autonomie équivaut à une dépendance totale ou partielle. Touchant plus majoritairement les personnes âgées, la perte d’autonomie se caractérise par des difficultés à réaliser des tâches quotidiennes (repas, toilette, etc.). Mais comment s’évalue-t-elle ? Et quelles aides existent pour soutenir les personnes en perte d’autonomie ? Éléments de réponse dans l’article qui suit.

Quels sont les différents degrés de dépendance ?

Actuellement, il existe plusieurs degrés de dépendance, allant de la plus légère à la plus importante.

La dépendance légère

La dépendance légère concerne les personnes qui ont besoin d’aide pour des petites tâches de la vie quotidienne. Par exemple, toutes les personnes ayant besoin d’un aidant pour faire leur toilette ou préparer leurs repas présentent une dépendance légère. Généralement, ces personnes vivent facilement à domicile et de manière assez autonome.

La dépendance partielle

La dépendance partielle est un peu plus importante. Les personnes qui ne peuvent plus du tout effectuer des tâches quotidiennes en souffrent. Si une personne ne parvient plus à faire sa toilette toute seule ou à aller de son fauteuil jusqu’à son lit, elle souffre d’une dépendance partielle.

La dépendance totale

Enfin, la dépendance totale est la plus lourde. La personne est en perte d’autonomie totale et a besoin d’une présence constante pour pouvoir se maintenir à domicile. La perte d’autonomie totale est importante puisque la personne ne peut plus bouger sans l’aide d’un aidant extérieur.

Perte d’autonomie : comment évaluer le niveau de dépendance ?

Mais comment faire pour connaître son niveau de perte d’autonomie ? Aujourd’hui, plusieurs méthodes permettent d’évaluer la perte d’autonomie. Les trois principales sont la grille AGGIR, la grille des AVQ et le test Folstein. Zoom sur chacune d’entre elles.

La grille AGGIR

Très connue, la grille AGGIR consiste en un questionnaire initialement conçu par les pouvoirs publics. Aujourd’hui, il est utilisé pour déterminer si les personnes peuvent prétendre à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Les assureurs s’en servent également.

Mais qu’est-ce que l’AGGIR ? C’est une grille qui aide à évaluer les capacités d’une personne en fonction de 17 activités : 10 activités corporelles et mentales (discriminantes) et 7 activités domestiques et sociales (illustratives).

C’est notamment suite à l’évaluation des activités discriminantes que l’on définit le « groupe iso-ressources » (Gir). Il existe 6 niveaux de « groupes iso-ressources », de la dépendance la plus lourde (Gir 1) à un bon niveau d’autonomie (Gir 6).

La grille des AVQ

Pour mesurer la perte d’autonomie d’une personne, il est également possible de passer par la grille des actes de la vie quotidienne (AVQ). La grille recense 6 activités qui permettent de mesurer ce seuil de dépendance :

  • Toilette
  • Habillage
  • Alimentation
  • Continence
  • Déplacement à l’intérieur du logement
  • Transfert

Après évaluation de ces actions, on définit le niveau de perte d’autonomie de la personne. 

Le test « Folstein »

Enfin, il existe un dernier moyen d’évaluer la perte d’autonomie d’une personne. Il s’agit d’un test Folstein, aussi connu sous le nom de « Mini Mental Score » (MMS). Cet outil permet d’évaluer la dépendance psychique d’une personne. Il aide notamment à diagnostiquer une démence ou la maladie d’Alzheimer. Ce test se base sur plusieurs critères : l’orientation, la mémoire, l’attention ou encore le langage.

Qui peut évaluer la perte d’autonomie d’une personne âgée ?

Afin d’évaluer la perte d’autonomie d’une personne âgée, l’intervention d’un professionnel est indispensable. Dans le cas où un senior souhaiterait bénéficier d’une aide financière pour son maintien à domicile, une évaluation devra être réalisée par un médecin, une infirmière ou un travailleur social.

Si la personne concernée réside dans une maison de retraite ou un EHPAD, c’est à l’équipe soignante de procéder à l’évaluation. Dans tous les cas, l’évaluation de la perte d’autonomie doit être réalisée par une personne compétente et experte de la question.

Les personnes souffrant d’une perte d’autonomie bénéficient-elles d’aides ?

Afin d’aider les personnes en perte d’autonomie, l’Etat propose plusieurs aides financières. Aujourd’hui, les prestations sociales destinées aux personnes en perte d’autonomie ou entièrement dépendantes sont :

  • L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA)
  • L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
  • L’Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)
  • Les aides sociales aux personnes âgées (allocation simple, aide-ménagère à domicile, etc.)

Si les aides sociales ne suffisent pas, les personnes dépendantes peuvent souscrire des contrats dépendance auprès de leur assureur. Ces contrats d’assurance dépendance permettent aux souscripteurs de bénéficier de garanties financières.

 Les aidants familiaux sont souvent les premiers à s’apercevoir de la dépendance progressive d’un proche. Il ne faut donc pas oublier que la perte d’autonomie est une notion cruciale et que des aides existent réellement pour aider les personnes âgées au quotidien.