Mis à jour en juillet 2026
Ce qu’il faut retenir
La canicule est la première cause de mortalité liée au climat en France, et les personnes âgées de plus de 65 ans concentrent la grande majorité des décès et des hospitalisations. Lors de l’épisode exceptionnel de juin 2026 — d’une intensité supérieure à celui d’août 2003 — les deux tiers des hospitalisations pour cause de chaleur ont concerné des personnes de 75 ans et plus.
- Le corps d’un senior régule beaucoup moins bien la chaleur : la sensation de soif diminue, la transpiration est réduite et de nombreux médicaments aggravent le risque.
- Les bons gestes sont simples : boire régulièrement sans attendre la soif (1,5 à 2 litres par jour), rafraîchir le corps et le logement, éviter de sortir entre 11 h et 21 h, et maintenir un contact quotidien.
- Un coup de chaleur est une urgence vitale : température supérieure à 40 °C, peau chaude et sèche, confusion ou perte de connaissance imposent d’appeler le 15 immédiatement.
- L’inscription au registre communal de sa mairie (ou du CCAS) permet aux personnes isolées d’être suivies pendant les alertes. Le numéro vert Canicule info service — 0 800 06 66 66 — est gratuit et actif tout l’été.
- À Paris et en petite couronne, les services d’aide et de soins à domicile de l’ADIAM assurent un accompagnement renforcé pendant les épisodes de forte chaleur : passages sécurisés, veille de l’hydratation, coordination avec les soignants.
Canicule 2026 : pourquoi la vigilance n’a jamais été aussi importante
Les étés français changent de nature. L’épisode caniculaire de juin 2026 restera dans les mémoires : selon Météo-France, il s’agit d’une vague de chaleur d’une sévérité exceptionnelle, dont l’intensité a dépassé celle de la canicule meurtrière d’août 2003. Les 24 et 25 juin 2026 ont été les journées les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays, avec pour la première fois une moyenne de 30 °C sur 24 heures et des records absolus battus dans de nombreuses villes, jusqu’à 44,3 °C dans les Landes. Jusqu’à 72 départements ont été placés en vigilance rouge.
Cette précocité et cette intensité ont un coût sanitaire lourd. Entre le 18 et le 29 juin 2026, plusieurs milliers d’hospitalisations liées à la chaleur ont été recensées par Santé publique France, dont les deux tiers concernaient des personnes de 75 ans et plus. Et l’été n’était pas terminé : début juillet, un nouvel épisode s’est installé, avec des pics attendus autour du 10 juillet dépassant 38 à 40 °C dans la moitié sud du pays, et des nuits « tropicales » où la température ne redescendait pas sous 20 à 25 °C.
Ce sont justement ces nuits chaudes qui rendent la canicule si dangereuse pour les seniors : sans répit nocturne, l’organisme fatigué ne parvient plus à évacuer la chaleur accumulée dans la journée. Comprendre ce mécanisme, connaître les bons réflexes et savoir vers qui se tourner : c’est tout l’objet de ce guide, pensé pour les personnes âgées, leurs proches et leurs aidants.
La tendance de fond est bien documentée. Avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues et plus intenses en France. La canicule de 2003, qui avait causé près de 15 000 décès dans le pays, a marqué un tournant et donné naissance au plan national canicule. Depuis, chaque été apporte son lot d’alertes, et les épisodes de 2022, 2023 et surtout 2026 confirment que ces événements extrêmes ne sont plus exceptionnels mais récurrents. Or, à chaque épisode, ce sont les mêmes populations qui paient le plus lourd tribut : les personnes âgées, en particulier celles qui vivent seules à domicile. La prévention n’est donc pas une précaution ponctuelle, mais un réflexe à ancrer durablement chaque année, dès le mois de juin.
Qu’est-ce qu’une canicule ? Définition et critères
La définition officielle d’une canicule
Une canicule se définit par de très fortes chaleurs le jour comme la nuit, pendant une période d’au moins trois jours consécutifs. Les deux paramètres — l’intensité de la chaleur et sa durée — doivent être réunis : quelques heures de fortes températures ne suffisent pas à parler de canicule. En général, Météo-France détecte l’arrivée d’une canicule cinq à sept jours à l’avance, avec des risques accrus entre le 15 juillet et le 15 août, période où les journées les plus longues laissent peu de temps à l’air de se rafraîchir la nuit.
C’est précisément l’absence de fraîcheur nocturne qui pose problème. Lorsque les nuits restent chaudes, les logements sans climatisation ne se rafraîchissent pas, les conditions de sommeil se dégradent et le corps ne récupère jamais totalement. Le risque sanitaire augmente alors jour après jour, ce qui explique pourquoi la durée d’un épisode compte autant que sa température maximale.
Les critères et les seuils par région
Une canicule se manifeste par un seuil élevé de températures diurnes et nocturnes, mais ces seuils varient selon les régions et les températures habituelles. À Paris, l’alerte canicule est atteinte à partir de 31 °C le jour et 21 °C la nuit. Dans le sud, à Marseille par exemple, le seuil grimpe à 34 °C le jour et 24 °C la nuit, car la population y est physiologiquement plus habituée à la chaleur.
L’urbanisation entre également en compte. Les villes forment des « îlots de chaleur » : le bitume et les bâtiments emmagasinent la chaleur en journée et la restituent la nuit, si bien que les seuils de canicule sont plus bas en zone urbaine qu’en zone rurale. La température ressentie — influencée par le vent, l’humidité et les conditions de vie — pèse elle aussi sur le danger réel encouru par chaque personne.
Le plan canicule : 4 niveaux de vigilance
En s’appuyant sur ces critères, Météo-France déclenche des seuils d’alerte classés en quatre niveaux de couleur, du 1er juin au 15 septembre :
- Vigilance verte (veille saisonnière) : surveillance classique de l’ensemble de la période estivale.
- Vigilance jaune (pic de chaleur) : veille renforcée lors d’un pic de chaleur de un à deux jours, pour préparer la population à une éventuelle montée des températures.
- Vigilance orange (alerte canicule) : alerte déclenchée par le préfet en fonction des conditions locales et des indicateurs sanitaires, avec activation des mesures du plan ORSEC en faveur des personnes âgées, handicapées et isolées.
- Vigilance rouge (mobilisation maximale) : alerte déclenchée au plus haut niveau de l’État pour une canicule longue et intense, avec des mesures exceptionnelles (réquisitions, aménagement du temps de travail, renfort des hôpitaux et des services publics).
Les dispositifs à connaître : numéro vert et registre communal
En cas de fortes chaleurs, un numéro vert d’information est activé : Canicule info service, le 0 800 06 66 66. Gratuit depuis un poste fixe, il permet d’obtenir des conseils personnalisés pendant tout l’été.
Autre réflexe essentiel, trop souvent oublié : l’inscription au registre communal. Toute personne âgée de plus de 65 ans, isolée, handicapée ou fragile peut s’inscrire — ou être inscrite par un proche — sur un registre nominatif tenu par sa mairie, son CCAS (Centre communal d’action sociale) ou son CLIC. En cas d’alerte, les personnes inscrites bénéficient d’un contact régulier et de visites de bénévoles ou d’agents municipaux. Le bon réflexe n’est pas d’attendre l’alerte : c’est de préparer ses contacts et de s’inscrire dès le mois de juin.
À Paris : le fichier REFLEX et le 3975
Les Parisiennes et Parisiens disposent d’un dispositif dédié : le fichier REFLEX (qui a remplacé l’ancien fichier CHALEX). Toute personne âgée, isolée ou en situation de handicap peut s’y inscrire pour être appelée et accompagnée par les agents de la Ville de Paris pendant les épisodes de forte chaleur, afin de vérifier qu’elle adopte les bons gestes et de déclencher une aide si besoin. L’inscription se fait simplement en appelant le 3975 (numéro de la Ville de Paris) ou en déposant un formulaire dans une mairie d’arrondissement ou un centre d’action sociale. Là encore, l’idéal est de s’inscrire avant l’été, sans attendre la première alerte.
À l’échelle régionale, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France pilote la réponse sanitaire : elle mobilise les professionnels de santé, les établissements hospitaliers et médico-sociaux, et vérifie l’activation de leur « plan bleu » de protection. Les alertes de vigilance orange ou rouge sur Paris sont déclenchées par le préfet, en lien avec le Département de Paris qui coordonne l’action sociale de proximité auprès des publics fragiles.
Pourquoi les personnes âgées sont-elles plus vulnérables à la chaleur ?
Comprendre la vulnérabilité des seniors, c’est déjà mieux les protéger. Avec l’âge, plusieurs mécanismes de régulation de la température corporelle s’affaiblissent, et ce cumul de facteurs explique pourquoi la chaleur devient un véritable danger après 65 ans.
D’abord, la sensation de soif diminue. Un senior peut être déjà déshydraté sans ressentir le besoin de boire, ce qui retarde dangereusement la prise de liquide. Ensuite, la capacité à transpirer se réduit : la transpiration est le principal mécanisme naturel de refroidissement du corps, et sa baisse laisse la température interne grimper sans frein. La peau plus fine et une moins bonne circulation sanguine limitent également l’évacuation de la chaleur.
À cela s’ajoutent des facteurs aggravants fréquents chez les personnes âgées : les maladies chroniques (insuffisance cardiaque, diabète, insuffisance rénale, maladies respiratoires), la prise de plusieurs médicaments susceptibles de perturber l’hydratation, et parfois des troubles cognitifs qui empêchent de reconnaître le danger ou d’agir en conséquence. Enfin, l’isolement social est l’un des facteurs de risque les plus déterminants : une personne seule, sans visite quotidienne, peut voir son état se dégrader sans que personne ne s’en aperçoive à temps.
C’est la conjonction de ces éléments — moindre perception de la chaleur, régulation défaillante, fragilités médicales et isolement — qui fait des seniors la population la plus exposée, et qui justifie une vigilance particulière de la part de l’entourage et des professionnels du maintien à domicile.
Risques et symptômes : reconnaître les signes d’alerte
Lorsque le corps ne parvient plus à réguler sa température, plusieurs troubles peuvent apparaître, du plus bénin au plus grave. Savoir les repérer permet d’agir avant l’urgence.
Les premiers symptômes à surveiller
Certains signes doivent immédiatement alerter, chez soi comme chez un proche :
- des crampes musculaires, notamment dans les jambes, les bras ou le ventre ;
- une fatigue inhabituelle, une faiblesse musculaire ou des insomnies ;
- des étourdissements, des vertiges pouvant entraîner une perte d’équilibre et chute, ou des maux de tête ;
- une déshydratation (bouche sèche, urines foncées et peu abondantes) ;
- des nausées, une perte d’appétit ;
- l’aggravation d’une maladie chronique préexistante.
La chaleur augmente aussi le risque d’accidents graves comme les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou mini-AVC, car la déshydratation épaissit le sang et sollicite davantage le cœur. Toute somnolence anormale, confusion ou difficulté d’élocution doit être prise au sérieux.
Le coup de chaleur : une urgence vitale
Le coup de chaleur (ou hyperthermie) est la complication la plus grave. Il survient quand la température corporelle dépasse 40 °C et que l’organisme ne parvient plus du tout à se refroidir. Les signes qui doivent faire appeler le 15 (SAMU) sans attendre sont :
- une peau chaude, rouge et anormalement sèche (la personne ne transpire plus) ;
- une température corporelle très élevée ;
- des maux de tête violents, une confusion, des propos incohérents ;
- une somnolence, des convulsions ou une perte de connaissance.
En attendant les secours, il faut placer la personne à l’ombre ou dans une pièce fraîche, la déshabiller, l’asperger d’eau fraîche, ventiler et, si elle est consciente, lui faire boire de l’eau. Le coup de chaleur peut être fatal en quelques heures : chaque minute compte.
Les bons gestes pour protéger un senior pendant la canicule
Les recommandations officielles de Santé publique France sont simples et efficaces. Voici les gestes essentiels, applicables au quotidien pour prévenir les coups de chaleur chez les personnes âgées.
1. Boire régulièrement, sans attendre la soif
C’est la mesure la plus importante. Pendant une canicule, la transpiration fait perdre au corps davantage de liquide que d’habitude. L’objectif est d’atteindre 1,5 à 2 litres de liquide par jour, répartis tout au long de la journée. Il ne faut surtout pas attendre d’avoir soif : chez un senior, la soif arrive trop tard, quand la déshydratation a déjà commencé.
Si boire de l’eau plate est difficile, on peut varier les plaisirs : eau gazeuse, eau aromatisée maison avec des rondelles de citron ou des feuilles de menthe, jus de fruits ou de légumes, thé ou tisane froide. L’important est de fractionner : un verre toutes les heures est plus efficace qu’un grand volume d’un coup. Pour les personnes qui oublient facilement, poser une bouteille bien en vue, utiliser une carafe graduée ou tenir une petite feuille de suivi de l’hydratation sont des astuces précieuses.
2. Manger des aliments riches en eau
L’alimentation contribue à l’hydratation. Les fruits et légumes gorgés d’eau apportent à la fois des liquides et de précieux électrolytes (magnésium, potassium, calcium, sodium) qui maintiennent l’équilibre hydrique et la tension artérielle. On privilégiera la pastèque, le melon, les oranges, le raisin, le kiwi et l’ananas côté fruits ; le concombre, la tomate, la courgette, les carottes et le brocoli côté légumes. Les soupes froides (gaspacho), les compotes et les yaourts sont aussi d’excellents alliés, notamment pour les personnes qui mangent peu. Il est essentiel de continuer à manger en quantité suffisante même quand l’appétit diminue avec la chaleur.
3. Éviter l’alcool, les boissons sucrées et la caféine
Certaines boissons aggravent la déshydratation en augmentant la fréquence des mictions et les pertes d’électrolytes : c’est le cas de l’alcool, des sodas très sucrés et des boissons riches en caféine. Les boissons pour sportifs, souvent présentées comme hydratantes, contiennent beaucoup de sucres ajoutés et ne conviennent pas aux seniors. Mieux vaut se tourner vers des sources naturelles d’électrolytes, comme l’eau de coco ou l’eau agrémentée de fruits.
4. Rafraîchir le logement et fuir les heures les plus chaudes
Il faut limiter les sorties entre 11 h et 21 h, et surtout aux heures les plus chaudes (12 h – 16 h). À l’intérieur, quelques gestes simples permettent de garder la fraîcheur : fermer volets, stores et rideaux le jour côté soleil, ouvrir en grand la nuit et tôt le matin pour créer des courants d’air, et couper les appareils qui chauffent. Attention, un simple ventilateur ne suffit pas au-delà de 32 °C : il ne fait que brasser de l’air chaud et peut accélérer la déshydratation. Il vaut mieux le coupler à la brumisation.
Si le logement n’est pas climatisé, il est vivement conseillé de passer au moins deux à trois heures par jour dans un lieu frais : centre commercial, cinéma, bibliothèque, salle municipale « rafraîchie », ou domicile d’un proche climatisé. De nombreuses communes recensent et communiquent la liste de ces espaces refuges pendant les alertes.
5. Rafraîchir le corps plusieurs fois par jour
Pour aider le corps à évacuer la chaleur, il faut se mouiller la peau régulièrement : au minimum le visage et les avant-bras, plusieurs fois par jour, à l’aide d’un brumisateur, d’un gant humide ou d’une douche fraîche. Appliquer une compresse ou un linge frais sur la nuque et le front, porter des vêtements légers, amples et clairs, et éviter tout effort physique intense pendant les heures chaudes complètent ces mesures.
6. Vérifier les médicaments avec le médecin ou le pharmacien
C’est un point trop souvent négligé. Plusieurs classes de médicaments perturbent la capacité du corps à réagir à la chaleur ou aggravent la déshydratation : diurétiques, certains traitements de l’hypertension (IEC, sartans), anti-inflammatoires, certains traitements pour le cœur, les reins, ainsi que des médicaments neuropsychiatriques (neuroleptiques, antidépresseurs, lithium). En période de canicule, il ne faut jamais arrêter ni modifier un traitement de sa propre initiative, mais il est fortement recommandé d’en parler à son médecin traitant ou à son pharmacien, qui pourra adapter les doses si nécessaire et rappeler les précautions à prendre. C’est aussi l’occasion de vérifier les conditions de conservation des médicaments, dont certains ne supportent pas la chaleur.
7. Rester attentif et maintenir le lien
La chaleur est d’autant plus dangereuse que la personne est isolée. Il faut redoubler de vigilance envers les publics les plus fragiles : les plus de 65 ans, les personnes atteintes de maladies chroniques, de handicap ou de troubles cognitifs (comme la maladie d’Alzheimer). Un simple appel ou une visite par jour peut suffire à repérer les premiers signes d’alerte. Concrètement : s’assurer que le proche boit assez, que son logement reste frais, qu’il s’alimente, et prendre de ses nouvelles matin et soir. Ce rôle de veille est au cœur de l’accompagnement à domicile.
Canicule et maladies chroniques : les vigilances spécifiques
Au-delà des gestes généraux, certaines situations médicales appellent une attention renforcée.
Chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, de démence sénile ou de troubles cognitifs apparentés, le danger est double : elles perçoivent mal la chaleur, oublient de boire et peuvent déambuler à l’extérieur aux heures les plus risquées. L’entourage doit anticiper en proposant à boire très régulièrement, en sécurisant le logement et en renforçant la présence pendant les alertes.
Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou d’hypertension voient leur cœur davantage sollicité par la chaleur, tandis que la déshydratation peut faire varier la tension artérielle. Chez les personnes atteintes de diabète ou d’insuffisance rénale, l’équilibre hydrique est particulièrement délicat et doit être surveillé avec le médecin. Dans tous les cas, la règle d’or reste la même : ne rien modifier seul dans son traitement, mais dialoguer en amont avec les professionnels de santé.
Préparer le logement avant les premières chaleurs
La meilleure protection se prépare avant l’arrivée de la canicule, dès le printemps. Quelques aménagements font une réelle différence sur la température intérieure d’un logement de senior.
On peut installer des protections solaires extérieures (volets, stores, brise-soleil), poser un film anti-chaleur sur les fenêtres les plus exposées, et vérifier que la personne dispose d’un ventilateur en bon état et d’un brumisateur. Repérer et aménager la pièce la plus fraîche du logement (souvent au nord ou en rez-de-chaussée) pour y installer un coin repos et un lit d’appoint est une excellente précaution. Il est également utile de préparer une petite réserve d’eau, de vérifier le bon fonctionnement du réfrigérateur, et de garder à portée de main les numéros utiles (médecin, pharmacie, proches, Canicule info service). Pour les personnes équipées d’une climatisation, un entretien avant l’été garantit son efficacité au moment critique.
Le rôle de l’aide à domicile pendant la canicule
Pour une personne âgée qui vit seule ou dont les proches sont éloignés — notamment l’été, période de départs en vacances — l’intervention d’un professionnel à domicile change tout. L’aide à domicile et le service de soins jouent un rôle de première ligne pendant les épisodes de forte chaleur.
Concrètement, l’intervenant à domicile veille à l’hydratation en proposant régulièrement à boire et en laissant des boissons à portée de main, prépare des repas frais et riches en eau, ferme les volets et rafraîchit le logement, aide à la toilette et au rafraîchissement du corps, et surveille l’apparition des premiers signes de déshydratation ou de coup de chaleur. Ce regard quotidien et professionnel permet d’alerter rapidement le médecin ou les secours en cas de dégradation, là où une personne isolée resterait sans recours. Pendant les alertes, les plannings peuvent être renforcés pour multiplier les passages auprès des personnes les plus fragiles.
Comment l’ADIAM accompagne les personnes âgées pendant l’été
Association d’aide et de soins à domicile à Paris depuis 1965, l’ADIAM accompagne chaque année plus de 4 000 usagers et connaît bien les enjeux des périodes de forte chaleur. Association loi 1901 à but non lucratif, autorisée et tarifée par le Département de Paris et autorisée par l’ARS pour ses services de soins, l’ADIAM apporte une prise en charge globale pour permettre aux personnes âgées de vivre chez elles en toute sécurité, y compris pendant la canicule.
Pendant l’été, les équipes de l’ADIAM assurent un accompagnement adapté : passages d’auxiliaires de vie et d’aides à domicile pour veiller à l’hydratation, à l’alimentation et au confort du logement ; interventions d’aides-soignantes à domicile et du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) pour les personnes les plus dépendantes ; accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer par l’Équipe Spécialisée Alzheimer (ESA) ; et coordination avec les médecins traitants et les familles. Cette approche sur-mesure permet aux aînés de conserver leur autonomie, leur bien-être et leur dignité, même lors des étés les plus difficiles.
Bon à savoir : la mise en place d’une aide à domicile peut être partiellement financée. Selon la situation, plusieurs dispositifs existent, comme l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), les aides des caisses de retraite ou le crédit d’impôt pour l’emploi d’un service à la personne. Les équipes de l’ADIAM peuvent vous orienter vers les aides financières auxquelles vous avez droit pour réduire le coût de l’accompagnement.
Si vous ou l’un de vos proches avez besoin d’un soutien à domicile à Paris ou en petite couronne pour traverser sereinement la période estivale, les équipes de l’ADIAM sont à votre écoute pour évaluer vos besoins et vous proposer une solution adaptée. Faites une demande d’évaluation gratuite ou appelez le 01 42 80 34 73.
Questions fréquentes sur la canicule et les personnes âgées
Quelle température devient dangereuse pour une personne âgée ?
À Paris, le seuil d’alerte canicule est de 31 °C le jour et 21 °C la nuit ; il varie selon les régions. Mais le danger dépend surtout de la durée : trois jours consécutifs de forte chaleur, sans répit nocturne, fragilisent fortement l’organisme d’un senior, même à des températures apparemment modérées.
Combien un senior doit-il boire par jour pendant une canicule ?
L’objectif est de 1,5 à 2 litres de liquide par jour, répartis régulièrement, sans attendre la soif. Ce volume inclut l’eau, mais aussi les tisanes, soupes froides, compotes et fruits riches en eau. En cas de maladie rénale ou cardiaque, la quantité doit être validée avec le médecin.
Le ventilateur est-il efficace contre la chaleur ?
Le ventilateur est utile en dessous de 32 °C. Au-delà, il ne fait que déplacer de l’air chaud et peut accélérer la déshydratation. Il faut alors l’associer à la brumisation de la peau et privilégier un séjour dans un lieu frais ou climatisé plusieurs heures par jour.
Comment reconnaître un coup de chaleur chez une personne âgée ?
Les signes d’alerte sont une peau chaude, rouge et sèche, une température très élevée, des maux de tête, une confusion, une somnolence ou une perte de connaissance. C’est une urgence vitale : il faut appeler le 15 immédiatement, mettre la personne au frais et la rafraîchir en attendant les secours.
Comment protéger un proche âgé qui vit seul ?
Inscrivez-le au registre communal de sa mairie ou du CCAS, appelez-le ou rendez-lui visite chaque jour, assurez-vous qu’il boit et que son logement reste frais, et envisagez une aide à domicile pendant l’été, surtout en cas d’absence des proches. Le numéro Canicule info service (0 800 06 66 66) apporte aussi des conseils gratuits.
Faut-il modifier les traitements médicaux pendant une canicule ?
Jamais de sa propre initiative. Certains médicaments (diurétiques, traitements de la tension, anti-inflammatoires, traitements neuropsychiatriques) modifient la réaction du corps à la chaleur, mais seul le médecin traitant ou le pharmacien peut décider d’un ajustement. Le bon réflexe est d’anticiper : faire le point sur son ordonnance avant l’été et redoubler de vigilance sur l’hydratation.
Une personne âgée peut-elle bénéficier d’une aide à domicile uniquement l’été ?
Oui. Il est tout à fait possible de mettre en place une aide à domicile ponctuelle ou renforcée sur la seule période estivale, par exemple pendant l’absence des proches partis en vacances. Une évaluation permet de définir la fréquence des passages (aide au repas, hydratation, toilette, courses) la mieux adaptée à la situation et au niveau d’autonomie de la personne.
En résumé : la checklist canicule des seniors
Face à la chaleur, la protection des personnes âgées repose sur des gestes simples mais rigoureux : boire 1,5 à 2 litres par jour sans attendre la soif, manger des aliments riches en eau, éviter l’alcool et les sorties aux heures chaudes, rafraîchir le corps et le logement, vérifier ses médicaments avec un professionnel, et maintenir un contact quotidien avec les personnes isolées. En cas de doute sur un coup de chaleur, on n’hésite jamais : on appelle le 15. Et pour un accompagnement professionnel à domicile pendant l’été, les équipes de l’ADIAM sont mobilisées aux côtés des Parisiens et de leurs familles.
Infographie canicule : prévention des risques
Avec la montée des températures à Paris et dans d’autres villes de France, voici quelques précautions à prendre afin d’éviter les coups de chaleur.
Infographie Canicule – Aide personnes âgées
Infographie présentant les moyens naturels de se protéger contre les fortes chaleurs