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Comment savoir si l’on a un début d’Alzheimer ?

4 Sep 2025

2 3 Sommaire de l’article

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Les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer sont souvent subtils et passent souvent inaperçus, ce qui retarde d’autant le diagnostic. Pourtant, une détection précoce permettrait d’accéder plus vite aux aides, parfois de ralentir l’évolution et d’améliorer la qualité de vie. On fait le point sur les signes d’alerte, les tests utiles et les équipes de soins à solliciter.

 

Quels sont les signes précoces de la maladie d’Alzheimer ?

La maladie évolue de manière silencieuse pendant plusieurs années. Durant cette phase, les lésions cérébrales progressent sans entraîner de symptômes visibles. Les signes avant-coureurs d’un début d’Alzheimer se manifestent souvent par des troubles de la mémoire épisodique, une fatigue inhabituelle, un désintérêt soudain ou une perte de concentration, qui évoluent lentement sur plusieurs mois.

Parmi les premiers symptômes évocateurs, on retrouve :

  • Une difficulté à se rappeler d’événements récents ou de rendez-vous
  • Une désorientation dans le temps (date, saison) ou l’espace (lieux familiers)
  • Un appauvrissement du langage ou un manque du mot
  • Des oublis fréquents d’objets ou des pertes de repères
  • Une perte d’initiative ou un désintérêt pour les activités habituelles

Ces symptômes précoces peuvent s’accompagner de changements comportementaux : irritabilité, retrait social, anxiété. Leur apparition progressive différencie Alzheimer d’un vieillissement cognitif normal ou d’un trouble passager lié au stress.

Infographie sur les symptômes précoces de la maladie d’Alzheimer

 

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Vieillissement ou Alzheimer débutant : comment faire la différence ?

Oublier un nom, surtout un nom propre, ou chercher ses mots n’est pas forcément inquiétant. Mais lorsque les troubles se répètent, s’aggravent ou interfèrent avec la vie quotidienne, une consultation s’impose.

Un signe d’alerte typique est l’apparition d’erreurs inhabituelles dans les gestes du quotidien : payer deux fois une facture, se perdre sur un trajet familier, oublier comment utiliser un appareil courant, etc. Le jugement peut par ailleurs se modifier, avec des décisions incohérentes ou des comportements inhabituels.

L’entourage joue un rôle clé dans le repérage. Il remarque souvent un discours incohérent, une perte de repères, un isolement social ou des confusions fréquentes, parfois attribuées à tort à une dépression mais à l’inverse il peut aussi parfois minorer ces difficultés.

Quels tests permettent-ils de détecter un début d’Alzheimer ?

Le diagnostic repose sur plusieurs étapes, en commençant par une évaluation clinique par le médecin traitant. Celui-ci réalise un bilan cognitif de première intention, avec des tests simples, comme le Mini Mental State Examination (MMSE). Ce test évalue la mémoire, l’orientation, le langage, le calcul et le raisonnement. Un score inférieur à 24/30 peut signaler une anomalie.

En cas de suspicion :

  • Le patient est orienté vers une consultation spécialisée de la mémoire ou un neurologue
  • Des tests neuropsychologiques complets évaluent les fonctions cognitives
  • Une IRM cérébrale permet de détecter des éventuelles anomalies de l’hippocampe[1]
  • Un bilan sanguin élimine d’autres causes de troubles cognitifs

Le diagnostic de maladie d’Alzheimer débutante repose sur l’évaluation conjointe de tous ces résultats, l’évolution des symptômes et leur impact fonctionnel au quotidien.

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Quels autres signes évoquent un début d’Alzheimer ?

Au-delà de la mémoire, d’autres fonctions cognitives peuvent être altérées dès les premiers stades :

  • Langage : confusion des mots, vocabulaire réduit, recours à des mots génériques
  • Raisonnement : difficultés à planifier, gérer un budget ou suivre une conversation
  • Tâches quotidiennes : oublis dans la prise de médicaments, erreurs domestiques
  • Orientation : confusion sur la journée, perte dans un lieu pourtant familier
  • Reconnaissance : difficulté à identifier des visages ou des objets familiers

Cette combinaison de signes, leur persistance dans le temps, et leur caractère progressif doivent faire évoquer une maladie neurodégénérative.

Un signal fréquent, mais souvent sous-estimé est l’abandon progressif des activités sociales. Le patient s’isole, cesse de sortir, perd son intérêt pour ce qu’il aimait. Ce retrait social est souvent le premier signe visible pour les proches.

Que faire face à un trouble cognitif léger ?

En cas de doute, une consultation précoce est vivement recommandée. La maladie d’Alzheimer reste en effet sous-diagnostiquée : une personne sur deux n’est pas identifiée dans les premières années. Les troubles cognitifs légers peuvent aussi résulter d’autres pathologies.

Dans ces conditions, un diagnostic différentiel permet d’écarter :

  • Une dépression masquée (pseudo-démence du patient âgé)
  • Une hypothyroïdie, une carence en vitamine B12
  • Des lésions vasculaires cérébrales souvent secondaire à une hypertension artérielle et notamment petits avc silencieux,
  • L’effet secondaire de médicaments sédatifs ou psychotropes

Une évaluation complète avec examen clinique, imagerie et bilans biologiques, permet d’identifier la cause précise. Le médecin peut mettre en place un suivi spécifique et orienter vers des ressources adaptées, avec des structures comme l’Adiam et son Équipe Spécialisée Alzheimer (ESA) pour accompagner les personnes à un stade léger à modéré et divers acteurs médico-sociaux.

L’accompagnement des personnes atteintes d’Alzheimer par les ESA de l’ADIAM

Pour les personnes chez lesquelles un début d’Alzheimer est diagnostiqué, un accompagnement adapté dès les premiers stades peut favoriser le maintien de l’autonomie et limiter les répercussions sur la vie quotidienne. Dans ce cadre, l’ADIAM dispose d’une Équipe Spécialisée Alzheimer (ESA), créée dans le prolongement du plan Alzheimer 2008‑2012. C’est la première équipe pilote mise en place à Paris.

Sur prescription médicale, les ESA de l’ADIAM interviennent directement au domicile de l’usager. Chaque intervention débute par un bilan réalisé par un psychomotricien et/ou un ergothérapeute afin de définir des objectifs personnalisés, puis se poursuit par des séances de réhabilitation menées par des assistants de soins en gérontologie.

L’approche privilégie la stimulation des capacités préservées plutôt que la restauration des fonctions perdues. Les professionnels de l’ESA aide à domicile travaillent ainsi à renforcer les repères spatio‑temporels, réhabiliter certains gestes de la vie quotidienne et proposer des conseils de prévention des risques. Un volet important est également consacré au soutien des proches aidants, qui bénéficient d’informations et de conseils pratiques pour mieux accompagner la personne au quotidien.

Grâce à son expérience et à l’intégration de cette ESA au sein de son dispositif global (aide à domicile et soins infirmiers), l’ADIAM propose une prise en charge coordonnée et continue, adaptée à l’évolution des besoins des personnes atteintes et de leur entourage.

Les aides de l’ESA Adiam reposent sur :

  • Des séances hebdomadaires de réhabilitation à domicile,
  • Une prise en charge prescrite par le médecin traitant,
  • Des professionnels formés à la stimulation cognitive et fonctionnelle,
  • Un soutien aux aidants familiaux qui est essentiel

Cet accompagnement permet de préserver l’autonomie et structure l’environnement du patient, tout en atténuant la charge pour les proches.

Comment évolue un Alzheimer débutant ?

La maladie évolue lentement, avec une perte progressive de l’autonomie. Toutefois, des interventions précoces, à domicile ou en structure, permettent de ralentir ce déclin.

L’évolution typique inclut :

  • Une aggravation des troubles de mémoire,
  • Des troubles du langage (aphasie), de la reconnaissance (agnosie), de la gestuelle (apraxie)
  • Des troubles du comportement, parfois majeurs
  • Une perte de repères et une dépendance accrue

Un suivi médical régulier et un accompagnement spécialisé permettent de rendre le quotidien plus sûr, d’anticiper les complications et de préserver la dignité du patient.

 

[1]  L’hippocampe est une petite structure cérébrale qui joue un rôle central dans la cognition, la mémoire, l’apprentissage et le repérage dans l’espace

 

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  • Autorisée par l’ARS (SSIAD et Alzheimer)

 

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