À partir de 60 ans, l’organisme se fragilise, et l’œil, qui est un organe complexe du corps humain, a son lot de troubles et de maladies. Il est  important de corriger les troubles visuels chez une personne âgée, pour diminuer ses risques de chutes, augmenter sa mobilité, repousser sa perte d’autonomie, éviter son isolement social et ainsi empêcher que l’anxiété voir une dépression ne s’installe.

L’adiam vous propose à travers cet article de découvrir les 4 principales maladies ou troubles de l’œil rencontrés par nos seniors, ainsi que les symptômes et les traitements existants.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

DMLA : maladie de l’œilAprès 50 ans, la dégénérescence maculaire est la première cause de malvoyance voire de cécité. Aujourd’hui plus de 25 millions de personnes dans le monde sont atteintes par cette maladie de la vision. Avec plus de 1 million de personnes concernées en France, et une augmentation constante de ce chiffre due au vieillissement de la population, il s’agit d’une cause de santé publique. Pour schématiser, la macula, fine membrane située dans l’axe de la rétine et qui n’occupe que 2 à 3% de sa surface transmet 90% de l’information visuelle au cerveau. Ainsi, la qualité des détails, des couleurs ainsi que de l’image regardée dépend de l’intégrité de la macula. Lorsque la macula vieillit anormalement vite, on parle de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

À ce jour les seuls facteurs de risques confirmés sont l’âge et le tabac. Ainsi, pour l’âge on estime que 12% des personnes ayant entre 65 et 75 ans sont atteints de DMLA et que ce chiffre monte à 30% au-delà de 75 ans.                Bien qu’une personne n’ayant jamais fumé peut être atteint de DMLA, le risque de DMLA pour un fumeur consommant 20 cigarettes ou plus par jour, est multiplié par 2,5. D’autres facteurs de risques tels que, l’hérédité, l’obésité, l’exposition à la lumière vive, ou encore la couleur des yeux et l’hypertension artérielle sont évoqués, mais à ce jour cela n’est pas démontré.

Bien qu’il ne soit pas possible de soigner la DMLA, ni de régénérer ce qui a été perdu, un pronostic précoce permet d’agir et de ralentir très significativement la progression de la maladie.

Après 65 ans, il est préconisé de consulter son ophtalmologue tous les ans afin de procéder à un examen appelé examen du fonds d’œil. Seul cet examen, pratiqué par un ophtalmologiste peut confirmer le diagnostic de DMLA. Cette affection chronique et évolutive se caractérise initialement par une vision centrale dégradée. Une tache noire (appelée « scotome ») apparaît au centre de l’image regardée. L’image peut également apparaître déformée. Petit à petit, mais surement, le champ visuel s’assombrit au centre tandis que l’image se dégrade, les détails disparaissent peu à peu rendant la lecture, la conduite puis la reconnaissance des visages impossible. Cette maladie est la première cause de cécité chez les seniors dans le monde.

Le glaucome chez les seniors

Glaucome OeilLe glaucome touche 1 à 3% de la population de plus de 40 ans, et jusqu’à 10% après 70 ans. D’après l’Inserm, environ 1,3 million de personnes seraient atteintes en France, mais seulement 800.000, conscientes de leur état, seraient soignées.

Lors de chaque examen de routine, l’ophtalmologue vérifie la présence d’un glaucome en analysant la pression intraoculaire car l’hypertonie oculaire est le premier facteur de risque de cette maladie. Lorsque l’humeur aqueuse (liquide intraoculaire qui hydrate et nourrit le cristallin et la cornée) ne s’écoule pas correctement à cause d’un filtre (« trabéculum ») défaillant, cela crée une tension intraoculaire nuisible au nerf optique en altérant progressivement et de façon irréversible les cellules nerveuses qui le composent.

Le glaucome est la seconde cause de cécité chez les seniors.

Il existe 2 formes de glaucome. Le plus répandu est le glaucome à angle ouvert. Sous cette forme, la maladie est insidieuse et progresse très lentement, la plupart du temps sur plusieurs années, jusqu’à une détérioration du nerf optique irréversible. Sous cette forme, les symptômes existent mais le temps, souvent plusieurs années, a un rôle néfaste d’accommodation. Il faut noter toutefois qu’une douleur oculaire, une vision floue, la présence de halo coloré autour des sources lumineuses, des yeux rougis sont des signes évoquant la maladie. Aussi, des nausées et des vomissements accompagnent les hypertensions oculaires majeures que l’on retrouve plutôt dans les glaucomes aigus à angle fermé plutôt que dans les glaucomes chroniques à angle ouvert et sont surtout liés à la brutalité de l’installation de l’hypertension oculaire.

Dans la mesure où ce qui est détruit ne peut être reconstruit, à partir de 60 ans, un examen ophtalmologique annuel est indispensable pour un diagnostic précoce et une prise en charge médicamenteuse rapide. Dépisté à temps, il est possible d’éviter le pire en diminuant la pression intraoculaire afin de protéger les cellules nerveuses du nerf optique. Ce traitement devra être suivi à vie et dans la majorité des cas il est très efficace. Le glaucome à angle fermé a pour sa part une progression beaucoup plus rapide. Lorsque la pression intraoculaire augmente subitement, des douleurs intenses surviennent et dans la plupart des cas, un traitement en urgence est nécessaire. Pour cette forme de la maladie, des séquelles irréversibles peuvent apparaitre dans le pire des scénarios en quelques semaines.

Il existe également un traitement chirurgical et au laser qui peuvent subvenir et être parfois complémentaires d’un traitement médical afin d’éviter toutes pertes de cellules nerveuses.

Dans 30% des cas, la cause est héréditaire, le dépistage doit donc être systématique dans les familles à risque.

La presbytie, trouble l’œil liée à l’âge

presbytie personne âgéeOn considère que plus de 25 millions de français seraient touchés. Ce trouble apparaît dans la quarantaine et se manifeste par une vision trouble de près. Le cristallin, responsable de la mise au point, adapte sa forme suivant la distance à laquelle nous regardons, il fait ainsi converger les rayons lumineux sur la rétine pour permettre une vision nette. Lorsque le cristallin devient moins souple, il ne peut plus adapter sa forme pour faire correctement converger les rayons et la vision de près est floue. Une image que vous avez déjà tous vu, un presbyte doit tendre les bras pour lire son journal.

Ce trouble se corrige parfaitement grâce à des verres correcteurs le plus souvent ce seront des verres progressifs permettant une vision nette de près comme de loin. Dans la majorité des cas, c’est l’option choisie, mais la correction doit être revue tous les 2 à 3 ans et de nombreuses personnes ne s’accommodent pas de ce double foyer. Jusqu’à 60 ans la presbytie continue de progresser puis se stabilise. Comme nous l’avons vu plus haut, lors de l’opération de la cataracte, la pose d’un implant intraoculaire correcteur, permet de corriger la presbytie. Une dernière option est la chirurgie laser qui modifie la courbure de la cornée lui permettant ainsi d’augmenter sa profondeur de champ afin de pouvoir une vision nette de près.

Pour nos seniors aussi la vision de près est indispensable, elle leur permet de vivre en autonomie au quotidien. Pour pouvoir se faire à manger et pouvoir lire une date de péremption par exemple. Pour pouvoir lire le journal ou encore faire un sudoku, et également pour pouvoir se déplacer en toute sécurité.

Bien que la presbytie soit considérée comme une cause de vieillissement naturelle de l’œil, il ne reste pas moins handicapant, et sans correction, le quotidien peut devenir très compliqué.

Vous l’aurez compris, à partir de 60 ans, il est indispensable de consulter une fois par an un ophtalmologiste afin de prévenir les maladies et troubles de la vision. Les aidants proches ne doivent jamais estimer qu’un problème de vue, quel qu’il soit, puisse être quelque chose de normal ou de secondaire lorsque l’on atteint un certain âge. Il faut toujours chercher à corriger les troubles visuels d’une personne âgée pour lui permettre de rester ouverte au monde qui l’entoure et éviter ainsi leur isolement.

La cataracte chez les personnes âgées

cataracte, maladie visionLa cataracte est une maladie oculaire imprévisible, lente, progressive et irréversible qui apparaît le plus souvent à partir de 60 ans. On considère qu’à partir de 65 ans, une personne sur 5 est atteinte par la cataracte. Ce chiffre passe à 60% au-delà de 85 ans. Elle se caractérise par une vision trouble et floue due à l’opacification du cristallin qui empêche la lumière d’atteindre pleinement la rétine. L’un des symptômes est également une gêne importante face à la lumière vive. Parmi les symptômes de la maladie, un halo lumineux apparaît entraînant une diminution de la perception des contrastes. Les reliefs sont de moins en moins perceptibles, et une sensation de voile vient recouvrir le champ visuel.

Bien que le diabète, la prise de médicament tels que les corticoïdes, l’abus d’alcool, une forte myopie ou encore une exposition excessive à la lumière du soleil soient considérés comme des facteurs de risques, on notera que la cataracte est principalement due au vieillissement de l’œil.

Avec près de 600.000 personnes opérées en France chaque année, l’opération de la cataracte, qui dure en tout une quinzaine de minutes seulement, est sure et efficace. Sous anesthésie locale, sous forme de collyre anesthésiant, cette chirurgie ambulatoire consiste à remplacer le noyau du cristallin par un implant intraoculaire. Dans la plupart des cas, les deux yeux sont atteints de façon quasi symétrique, mais pour des raisons de confort et de sécurité, 2 opérations distinctes dans le temps seront réalisées.

Cette chirurgie est la plus pratiquée au monde et il faut noter qu’aujourd’hui elle ne se contente plus seulement d’ôter un voile en remplaçant le cristallin devenu opaque par un implant. Elle permet également de corriger certains problèmes de vue tels que la myopie, l’hypermétropie et la presbytie. Ainsi, des centaines de milliers de français, probablement plus d’un million, dont la plupart ont plus de 60 ans bénéficient aujourd’hui d’implants correcteurs leur permettant de mieux voir, et de mieux vieillir en les aidants à rester autonomes plus longtemps. L’opération de la cataracte est de nos jours un acte chirurgical sûr, mais comme toute opération chirurgicale elle n’est pas dénuée de risques mémé si ceux-ci restent exceptionnels

De nombreuses solutions existent face à ces maladies et ces troubles. Alors pour éviter de leur gâcher la vue, consultez !

Témoignage sur le problème de la cataracte chez les personnes âgées

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