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Association d’aide et de soins à domicile à Paris, au service des personnes âgées

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Une journée avec Fatou, auxiliaire de vie à Montreuil

31 Août 2026

Fatou intervient en tant qu’auxiliaire de vie depuis quatre ans auprès de personnes âgées à Montreuil. Deuxième épisode de notre série consacrée au quotidien des auxiliaires de vie, cette fois en Seine-Saint-Denis. 8h, et déjà quatre kilomètres au compteur Fatou commence sa journée rue de Rosny et la terminera près de la mairie. Entre les […]

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Fatou intervient en tant qu’auxiliaire de vie depuis quatre ans auprès de personnes âgées à Montreuil. Deuxième épisode de notre série consacrée au quotidien des auxiliaires de vie, cette fois en Seine-Saint-Denis.

8h, et déjà quatre kilomètres au compteur

Fatou commence sa journée rue de Rosny et la terminera près de la mairie. Entre les deux, une commune de plus de dix kilomètres carrés qu’elle traverse en transport.

« À Paris, les collègues font tout à pied. Ici c’est impossible. Entre le bas Montreuil et le haut Montreuil, il y a une côte et vingt minutes de trajet. Je cale mes rendez-vous dans un ordre logique. »

Elle range son téléphone dans le vide-poche avant de sonner. « Quand je suis chez quelqu’un, je suis chez quelqu’un. »

Un pavillon, un escalier, une salle de bain à l’étage

La maison de Madame T. est un petit pavillon des années trente. Chambre et salle de bain au premier, cuisine en bas.

« C’est très fréquent ici. Les gens ont acheté leur maison à trente ans, ils y sont toujours à quatre-vingt-cinq. Sauf qu’entre-temps l’escalier est devenu un problème. »

Fatou décrit un travail d’adaptation permanent. Elle ne change pas la maison, elle change la façon de s’en servir. « On a descendu le nécessaire du matin au rez-de-chaussée. Elle ne monte plus qu’une fois par jour, le soir, et je passe avant pour préparer. Ça lui a rendu son autonomie sans qu’elle déménage. »

Ce type d’ajustement se décide avec la coordination du service, jamais seule. « Moi je remonte ce que je vois. La décision se prend avec la responsable de secteur et avec la famille. »

Midi : les courses, le repas, et la conversation

Deuxième intervention, boulevard Rouget-de-Lisle. Courses au marché, préparation du déjeuner, aide à la prise du repas.

« Monsieur K. mange peu depuis quelques mois. Ce n’est pas qu’il n’a pas faim, c’est que manger seul, ça ne l’intéresse pas. Alors je m’assois avec lui pendant qu’il mange. Il raconte, je l’écoute, et son assiette se vide. »

Elle sourit. « Ce n’est écrit nulle part dans le plan d’aide, ça. »

Ce qu’on remarque et ce qu’on transmet

En repartant, Fatou note quelque chose sur son téléphone.

« Le courrier s’accumulait dans l’entrée. La semaine dernière il était trié. Ça peut ne rien vouloir dire, ou ça peut vouloir dire qu’il ne s’en occupe plus. Je transmets, et on verra. »

C’est selon elle la part la plus importante du métier, et la moins visible. « On entre chez les gens tous les jours. On voit les petites choses avant tout le monde : un frigo qui reste plein, une plante qui meurt, quelqu’un qui ne se coiffe plus. Ce n’est pas à moi de conclure. C’est à moi de dire ce que j’ai vu, précisément. »

Elle raconte avoir signalé, l’hiver dernier, qu’une dame gardait son manteau à l’intérieur. « Sa chaudière était en panne depuis dix jours. Elle n’avait rien dit à personne pour ne pas déranger. »

Un métier qui s’apprend

Fatou est arrivée dans le secteur après une reconversion. Formation initiale, puis des modules réguliers : manutention, troubles cognitifs, prévention des chutes chez les seniors.

« Je pensais que ça s’apprenait sur le tas. En fait non. Les gestes de transfert, la façon de parler à quelqu’un qui a des troubles de la mémoire, tout ça s’enseigne. Et ça change complètement la façon de travailler. »

Elle insiste sur l’équipe. « On a une coordinatrice, des collègues qui prennent le relais quand je suis absente. Je leur transmets les habitudes de chacun. Une personne âgée ne devrait pas avoir à tout réexpliquer à chaque changement d’intervenante. »

Cette continuité relève du service d’aide et de soins à domicile dans son ensemble : le suivi du plan d’aide, la coordination et le relais entre intervenantes ne reposent pas sur une personne seule.

Ce qui la retient dans ce métier ? Elle réfléchit.

« Il y a un monsieur chez qui j’allais, ancien ouvrier chez Chapelier. Il connaissait l’histoire de chaque rue du quartier. Il me racontait Montreuil d’avant, les usines, les jardins ouvriers. J’habite ici depuis quinze ans et je ne savais rien de tout ça. »

Elle remonte en voiture. Dernière intervention à 16h30, du côté de Croix-de-Chavaux.

« Les gens croient qu’on fait du ménage. On fait le lien. C’est différent. »

Faire appel à adiam à Montreuil

Adiam intervient en aide à domicile dans le 93, auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Les interventions peuvent être financées en tout ou partie par l’APA, selon le plan d’aide établi par le Département.

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