Ce qui change
Jusqu’à fin 2025, un particulier employeur de 70 ans ou plus bénéficiait automatiquement d’une exonération de cotisations patronales de sécurité sociale pour l’emploi d’une aide à domicile. Le décret n° 2026-261 du 8 avril 2026 relève cet âge à 80 ans.
Le texte s’applique en droit depuis le 1er janvier 2026, mais l’Urssaf l’a mis en œuvre à partir de la période déclarative de juillet 2026. Pour un couple, la condition est remplie si l’un des deux conjoints a au moins 80 ans.
Qui est concerné
La mesure vise les personnes de 70 à 79 ans qui emploient directement une aide à domicile, via le Cesu ou un service mandataire, sans relever d’un dispositif lié à la perte d’autonomie ou au handicap. Les exonérations accordées à ce titre, notamment aux bénéficiaires de l’APA ou de la PCH, ne sont pas concernées par ce changement d’âge.
Les personnes qui font appel à un service prestataire ne sont pas employeurs de l’intervenant : elles ne sont pas visées par ce dispositif.
Ce que ça change à Paris et en Île-de-France
Pour un senior de 70 à 79 ans qui emploie une aide à domicile sans APA, le coût mensuel a augmenté depuis l’été. Trois pistes permettent d’en limiter l’effet : vérifier son éligibilité à l’APA, qui ouvre droit à une exonération non concernée par la réforme ; comparer l’emploi direct avec un service prestataire ou mandataire ; et ne pas oublier le crédit d’impôt de 50 % sur les dépenses d’aide à domicile.
Les aides disponibles localement sont détaillées sur notre page consacrée aux aides financières pour l’aide à domicile à Paris.
À retenir
- L’exonération automatique est désormais réservée aux 80 ans et plus.
- Elle s’applique depuis les déclarations de juillet 2026.
- Les bénéficiaires de l’APA ou de la PCH et les clients d’un service prestataire ne sont pas concernés.




