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Bien vieillir en Île-de-France : 100 M€ et 5 axes pour 2026-2030

27 Oct 2026

L’ARS Île-de-France présente sa stratégie « Bien vieillir en Île-de-France 2026-2030 » : 100 millions d’euros, cinq axes et 19 M€ de premières mesures en 2026, du soutien à domicile aux EHPAD.

2 3 Sommaire de l’article

Une enveloppe de 100 M€ et cinq axes jusqu’en 2030

Dans une actualité publiée le 5 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France présente sa stratégie « Bien vieillir en Île-de-France 2026-2030 ». Elle est engagée avec les conseils départementaux, les fédérations du secteur et les professionnels, s’inscrit dans la dynamique nationale « France Autonomie » et est dotée, selon l’ARS, d’une enveloppe dédiée de 100 millions d’euros. La page ne précise pas la durée de cette enveloppe pluriannuelle.

Le point de départ est démographique : d’ici 2030, le nombre de Franciliens de plus de 75 ans augmentera de 18 %, et de 63 % à l’horizon 2050, avec des hausses particulièrement marquées en Seine-et-Marne, dans le Val-d’Oise et en Seine-Saint-Denis. L’ARS juge par ailleurs le niveau d’équipement médico-social « insuffisant » et marqué par d’importantes disparités territoriales.

Domicile, aidants, EHPAD, soins : les cinq axes et les premières mesures de 2026

La stratégie s’organise autour de cinq axes : renforcer le virage domiciliaire et développer l’habitat intermédiaire ; mieux soutenir les aidants ; développer et diversifier l’offre d’accueil en EHPAD pour rapprocher le taux d’équipement francilien de la moyenne nationale ; mieux accueillir en EHPAD les publics en situation de fragilité ; renforcer l’accès aux soins des personnes âgées et fluidifier leurs parcours de santé.

Pour 2026, l’ARS indique mobiliser 19 millions d’euros pour financer de premières mesures, notamment à travers une série d’appels à candidatures. Parmi les projets retenus listés sur sa page :

  • l’ouverture prochaine de 9 nouveaux centres de ressources territoriaux, portant leur nombre à 61 en Île-de-France (3,6 M€) ;
  • la création de 170 nouvelles places de SSIAD (2,6 M€) ;
  • la création de 12 unités spécialisées en EHPAD pour des résidents présentant des troubles psychiatriques (3 M€) et de 3 pôles pour des personnes issues de la grande précarité (0,7 M€) ;
  • l’ouverture prochaine de 68 pôles d’activités et de soins adaptés (PASA), dont 19 classiques et 49 de soirée ou de nuit, pour des personnes atteintes de maladies neurodégénératives ;
  • un soutien à l’investissement pour 17 tiers-lieux en EHPAD (2 M€) et 6 projets de repérage des personnes âgées fragiles à domicile avec le SAMU et les services d’accès aux soins (1,6 M€).

La page ne détaille pas la ventilation complète des 19 millions d’euros, ni les calendriers précis d’ouverture (elle indique seulement « prochaine »), ni les porteurs et départements de chaque projet.

Ce que ça change à Paris et en Île-de-France

La stratégie est déclinée dans chaque département par les délégations départementales de l’ARS, en lien avec les conseils départementaux et les acteurs locaux. Pour un particulier, il ne s’agit pas d’une aide individuelle : ce sont des moyens qui doivent, à terme, étoffer l’offre près de chez soi, sans démarche à effectuer. Les interlocuteurs habituels restent le conseil départemental, la Ville de Paris et les services de proximité ; l’organisation du maintien à domicile à Paris donne les repères pour faire le point sur ses besoins.

Dans les Hauts-de-Seine, l’ARS et le conseil départemental ont par ailleurs lancé, le 13 mai 2026, un appel à projets pour créer des services autonomie à domicile (SAD) mixtes aide et soins : 5 services de 60 places pour personnes âgées et 1 service de 62 places pour personnes en situation de handicap, avec une date limite de candidature fixée au 2 novembre 2026 à 16 h (l’Essonne est aussi concernée, pour 3 services). Ce sont les gestionnaires qui candidatent, non les usagers. Sur le soutien aux proches, notre actualité sur le soutien aux aidants dans les territoires complète ce panorama, tout comme celle sur l’habitat intermédiaire et les départements pilotes.

À retenir

  • L’ARS Île-de-France lance « Bien vieillir en Île-de-France 2026-2030 » : 100 M€, cinq axes dont le domicile et les aidants (ARS IDF, 5 octobre 2026).
  • En 2026, 19 M€ financent de premières mesures, dont 170 places de SSIAD et 9 centres de ressources territoriaux.
  • Hauts-de-Seine : appel à projets pour des SAD mixtes, candidatures jusqu’au 2 novembre 2026 à 16 h.

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