Soins à domicile

Association d’aide et de soins à domicile à Paris, au service des personnes âgées

Maladie neuro degenerative

Les maladies dégénératives principales dont souffrent les seniors

24 Nov 2019

Face à une société vieillissante, le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives ne cesse, tous les ans, d’augmenter. Parmi elles, avec son million de malades recensés en France et ses 225.000 nouveaux cas par an, on retrouve la plus connue, la maladie d’Alzheimer.

2 3 Sommaire de l’article

5/5 - (15 votes)

Face à une société vieillissante, le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives ne cesse, tous les ans, d’augmenter. Parmi elles, avec son million de malades recensés en France et ses 225.000 nouveaux cas par an, on retrouve la plus connue, la maladie d’Alzheimer. Bien qu’il n’existe pas de traitement curatif à la maladie, les spécialistes estiment que, dans 1 cas sur 3, la maladie d’Alzheimer pourrait être évitée. Le Ministère des Affaires sociales et de la santé proclame pour sa part qu’une prise en charge précoce permet d’améliorer significativement la qualité de vie des malades ainsi que de leurs aidants proches. Les chercheurs tracent 4 axes de préventions contre les maladies neurodégénératives, à savoir, une activité physique régulière, une alimentation variée et équilibrée, une vie sociale et intellectuelle ainsi qu’une veille sanitaire spécifique sur les maladies du cœur et des vaisseaux. Voyons ensemble les principales maladies neurodégénératives et neurologiques ainsi que nos conseils pour stimuler nos seniors et faire reculer la maladie et la perte d’autonomie.

Quelles sont les principales maladies neurodégénératives dont souffrent nos aînés ?

Une maladie neurodégénérative est une pathologie évolutive du cerveau entraînant la mort progressive des cellules nerveuses, appelées neurones. Les plus connues sont la maladie d’Alzheimer, représentant à elle seule 60 à 70% des maladies neurodégénératives, et la maladie de Parkinson, mais il en existe d’autres. Ce sont des maladies chroniques invalidantes qui progressent lentement et discrètement. Ces maladies incurables provoquent des problèmes liés aux mouvements (appelés ataxies), ainsi que des problèmes liés au fonctionnement mental (on parle de démence).

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est également appelée maladie de la mémoire, car elle résulte d’une perte neuronale qui affecte en particulier l’hippocampe, siège de la mémoire. À l’échelle mondiale, on estime à près de 36 millions le nombre de personnes souffrant de cette maladie. La progression de la maladie d’Alzheimer entraîne une diminution des fonctions cognitives à savoir, la mémoire (on parle d’Amnésie), le langage (on parle d’Aphasie), le raisonnement, la perception (difficulté à reconnaître des visages, des sons, des goûts, on parle d’Agnosie), la résolution de problèmes et l’attention (difficulté à effectuer des gestes concrets, on parle d’Apraxie). Cette perte neuronale aboutissant en fin de compte à une perte d’autonomie. Un fait important à noter est que 2 personnes sur 3 touchées par la maladie d’Alzheimer sont des femmes. L’adiam dispose d’un équipe spécialisée Alzheimer afin d ‘apporter une aide et un accompagnement de qualité aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative causée par la perte des neurones à dopamine situés dans la substance noire du cerveau. La dopamine est un neurotransmetteur biochimique qui envoie des informations au sein du système nerveux et influe sur le comportement et les mouvements du corps. Ainsi une personne atteinte par la maladie de Parkinson, a trois symptômes primaires principaux qui sont une difficulté de bouger souvent liée à une lenteur des mouvements, a une rigidité musculaire, principalement au niveau des membres et du rachis, et enfin a des tremblements au repos. Un premier diagnostic de la maladie de Parkinson peut être posé si au moins deux de ces trois symptômes majeurs sont constatés. Il existe trois types de traitements médicamenteux. Le premier est de mimer la dopamine dans l’organisme, le second de bloquer la destruction de la dopamine, et enfin le troisième est d’absorber une substance qui sera transformée en dopamine par l’organisme. Ces traitements médicamenteux ainsi que le traitement chirurgical qui consiste à l‘implantation d’électrodes dans le cerveau, n’arrêtent pas l’évolution de la maladie, mais offre une meilleure qualité de vie aux malades. Avec ces 160.000 cas recensés en France, il s’agit de la seconde maladie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer.

 

L’Accident Vasculaire Cérébrale

On estime en France à 150.000 nouveaux cas d’AVC par an. Parmi eux, la moitié gardera des séquelles irréversibles. Bien que l’AVC ne soit pas une maladie neurodégénérative, elle est considérée à juste titre comme une pathologie neurologique causant des lésions cérébrales reconnues comme étant liées à des maladies neurodégénératives telle que la maladie d’Alzheimer. Il existe différents types d’AVC entraînant des conséquences impactant plus ou moins la santé et l’autonomie de la personne.

 

Autres maladies neurodégénératives

La liste ne sera pas exhaustive, mais nous pouvons citer également la maladie de Charcot, causée par la perte des neurones qui interviennent dans la motricité des muscles volontaires, entraînant une faiblesse musculaire puis une paralysie totale. Enfin la maladie d’Huntington, également appelée Chorée de Huntington, qui est une maladie neurodégénérative héréditaire entraînant d’importants troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques.

Quatre conseils pour faire reculer les maladies neurodégénératives

Avec l’âge, le quotidien devient, sous tous ses aspects, plus difficile.  Le vieillissement est un processus lent que l’on peut sinon empêcher, ralentir, et le seul moyen est de stimuler la personne. La stimulation doit avoir pour but de lui permettre de retrouver du plaisir. Les 4 points que nous allons aborder sont tous importants et devraient être prescrits aux personnes âgées afin de les stimuler pour qu’ils gardent leur autonomie le plus longtemps possible.

"infographie

Conseil 1 – Une alimentation variée et équilibrée

Quel que soit l’âge d’une personne, l’alimentation est sa première source d’énergie. Manger est essentiel, et pas seulement pour faire du sport et se dépenser. Manger est indispensable pour permettre à notre organisme de bien fonctionner. On ne le répétera jamais assez, il faut redonner l’appétit à nos aînés en les stimulant afin que la prise des repas redevienne un plaisir. Bien manger est essentiel pour bien vieillir. Certains aliments tels que les fruits et les légumes naturellement riches en fibres, vitamines et minéraux apportent également beaucoup d’antioxydants indispensables pour protéger les cellules. Les protéines présentes dans la viande, le poisson et les œufs sont indispensables pour conserver sa masse musculaire, les produits laitiers permettent grâce à la vitamine D de garder des os solides, enfin l’eau est un élément indispensable au bon fonctionnement du corps. Les aides à domicile s’appliquent à suivre ce précepte et cela doit être aussi important pour les aidants pour améliorer l’hygiène de vie de nos seniors.

Conseil 2 – Une activité physique régulière

Tout au long de la vie, il est nécessaire d’entretenir son corps par une activité, sinon sportive, physique régulière. À partir de 65 ans, généralement au moment de la retraite, il faut continuer à bouger, afin de garder sa mobilité et son autonomie. Le fait de pratiquer une activité physique permet entre autres de garder des articulations souples et des muscles alertes, tous deux responsables de l’équilibre afin d’éviter les chutes entraînant des fractures souvent handicapantes. Une activité physique permet également au cœur de travailler sans effort et de faire circuler le sang ce qui entraîne une augmentation des globules blancs, éléments indispensables à la défense immunitaire. De plus, garder une activité physique régulière permet enfin de diminuer les risques d’infections pulmonaires.

Conseil 3 – Une vie sociale et intellectuelle

La solitude entraîne chez nos aînés un sentiment d’abandon et de perte d’estime de soi. Il est primordial d’entourer nos seniors et de leur permettre d’entretenir une vie sociale et intellectuelle aussi longtemps que possible. Des études ont montré que l’isolement des personnes âgées est la cause de stress et de pression artérielle à l’origine de la baisse des défenses immunitaires.  Là encore, les aides à domicile apporteront une expertise de qualité aux personnes concernées ainsi qu’aux aidants. Dans les pistes à explorer, il ne faut pas négliger les bienfaits des liens intergénérationnels, et lorsque la personne vit seule, une tablette numérique, certaines étant même dédiées au troisième âge, peut la sortir de son isolement grâce à une multitude d’applications lui permettant de renouer un lien social. Ce peut être à travers des réseaux sociaux où elle pourra voir évoluer ses proches, mais également via, par exemple, des parties de scrabble avec eux. Dans ces cas extrêmes, une aide à domicile sera parfois nécessaire. Toutes ces pistes sont autant de stimulations intellectuelles repoussant les troubles cognitifs et les maladies neurodégénératives.

Conseil 4 – Prévenir les maladies cardio-vasculaires

Ce dernier point est à la jonction des trois premiers. Une nourriture saine et variée empêchera la morosité de s’installer et apportera à la personne l’énergie nécessaire à continuer d’exercer une activité physique. Entendons-nous, à partir d’un certain âge, sortir tous les matins 30 minutes pour aller au marché peut suffire. La personne âgée entretiendra du même coup : un lien social, son appétit, son corps et donc son cœur.  En France, les maladies cardio-vasculaires sont responsables de 180.000 décès par an, et une bonne prévention permettrait de réduire ce chiffre de façon significative. Les plus de 65 ans ne sont pas en reste. Le tabac, l’excès d’alcool, une alimentation trop grasse et non variée, une sédentarité maladive le tout associé à un stress lié aux tracas quotidiens du vieillissement provoque inéluctablement des maladies cardio-vasculaires entraînant trop souvent un déclin cognitif et une perte d’autonomie.

En conclusion, nous avons vu que manger équilibré, entretenir un lien social et intellectuel et continuer une activité physique, en lien avec son âge et ses possibilités, permet de diminuer son stress et de prévenir les accidents vasculaires tout en préservant son cœur. Ainsi, en adoptant un mode de vie sain et en suivant ces 4 préceptes, nos seniors, pourront vieillir en bonne santé et nous verrons reculer les maladies neurodégénératives.

Si vous avez besoin de plus d’informations et de conseils médicaux adressez-vous à votre médecin.

 

Rappel gratuit

Laissez nous vos coordonnées,
notre équipe vous contactera au plus vite !

adiam – Le professionnel du maintien à domicile
Pour déposer votre candidature, merci d’adresser un email à ressourceshumaines@adiam.net

Q

Pourquoi Choisir l’adiam ?

  • Depuis 1965
  • + 4 000 usagers
  • Association loi 1901 sans but lucratif
  • Autorisée et tarifée par le Département de Paris
  • Autorisée par l’ARS (SSIAD et Alzheimer)

 

Catégories

Rappel gratuit

Articles similaires

Gestion des médicaments chez la personne âgée : polymédication, mémoire et accompagnement

Gestion des médicaments chez la personne âgée : polymédication, mémoire et accompagnement

Ce qu’il faut retenir

La polymédication concerne près d’un senior sur deux en France et provoque chaque année plus de 130 000 hospitalisations et 7 500 décès chez les plus de 65 ans. Les oublis répétés de médicaments peuvent signaler un déclin cognitif précoce. Pilulier hebdomadaire, préparation des doses (PDA), passage infirmier quotidien et coordination entre professionnels de santé sont les solutions les plus efficaces. À Paris et en petite couronne, l’Équipe Spécialisée Alzheimer (ESA) intervient à domicile sur prescription médicale, prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

  • La polymédication multiplie les risques d’interactions médicamenteuses, de surdosages et de chutes chez les personnes âgées.
  • Des oublis répétés ou une confusion entre les médicaments peuvent être un signe précoce de la maladie d’Alzheimer.
  • L’Équipe Spécialisée Alzheimer (ESA) intervient à domicile pour les troubles cognitifs légers à modérés, remboursée à 100 % sur prescription médicale.
  • La coordination entre médecin traitant, infirmière et aide à domicile est indispensable pour sécuriser le traitement médicamenteux.
La suite
Aide à domicile : rôle, missions, conditions et prise en charge

Aide à domicile : rôle, missions, conditions et prise en charge

Ce qu’il faut retenir

L’aide à domicile désigne toute personne intervenant au domicile d’un particulier pour l’aider dans les actes essentiels de la vie quotidienne. Elle regroupe trois métiers distincts : agent à domicile (tâches ménagères), employé à domicile (aide à la toilette, accompagnement) et auxiliaire de vie sociale (dépendance lourde, diplôme d’État). Elle s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus, aux personnes handicapées et aux convalescents. Le financement repose sur l’APA, la PCH, les aides des caisses de retraite et un crédit d’impôt de 50 % des sommes engagées.

  • Trois métiers distincts : agent à domicile, employé à domicile et auxiliaire de vie sociale, différenciés par le niveau de qualification et l’étendue des missions.
  • L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) finance les heures d’aide pour les personnes de 60 ans et plus classées GIR 1 à 4, versée par le Conseil départemental.
  • La PCH (Prestation de Compensation du Handicap) prend en charge l’aide humaine pour les personnes handicapées, sans condition de ressources pour l’éligibilité.
  • Un crédit d’impôt de 50 % s’applique sur le reste à charge après déduction des autres aides, cumulable avec l’APA et la PCH.
  • Une évaluation à domicile gratuite permet de définir le plan d’aide adapté avant toute intervention.
  • Le mode prestataire (via un SAAD) est la formule la plus simple : l’organisme gère le recrutement, la formation et les remplacements.
La suite
Échelle de Zarit aidant familial

Échelle de Zarit aidant familial

Ce qu’il faut retenir

L’échelle de Zarit est un outil validé permettant d’évaluer le fardeau ressenti par les aidants familiaux. Sa version complète comprend 22 questions notées de 0 à 4, pour un score total entre 0 et 88. Un score de 0 à 20 indique une charge faible, 21 à 40 une charge légère à modérée, 41 à 60 une charge modérée à sévère, au-delà de 60 une charge très élevée. Cet outil ne remplace pas un avis médical, mais permet d’identifier un risque d’épuisement et d’orienter l’aidant vers des solutions de soutien adaptées : répit, aide à domicile, accompagnement psychologique.

  • L’échelle de Zarit mesure le niveau de charge perçu par les aidants familiaux via 22 affirmations (version complète) notées de 0 à 4.
  • Quatre niveaux de score : charge faible (0-20), légère à modérée (21-40), modérée à sévère (41-60), très élevée (au-delà de 60).
  • Une version abrégée (mini-Zarit, 6-7 questions) permet un repérage rapide sans quantification fine.
  • Un score élevé ne signifie pas incapacité à aider, mais signale un risque pour la santé de l’aidant nécessitant un réajustement.
  • En cas de surcharge identifiée, des solutions existent : médecin traitant, plateformes de répit, associations d’aidants, services d’aide à domicile.
  • L’échelle peut être utilisée à plusieurs moments du parcours pour suivre l’évolution du ressenti de l’aidant.
La suite

Vous souhaitez changer de prestataire d’aide à domicile ?

Notre mission : apporter une aide globale aux personnes âgées et/ou en situation de  handicap.