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Equipe Spécialisée Alzheimer (ESA)

 

Comment intervenir et assurer le maintien à domicile lorsque la maladie d’Alzheimer survient ?

La maladie d’Alzheimer perturbe souvent la vie familiale. L’anxiété du patient, le doute, la crainte des proches, l’épuisement de l’aidant sont autant de signes d’appel à l’aide.

L’adiam, première  association parisienne sélectionnée comme Equipe Pilote Alzheimer, dans le cadre du plan gouvernemental « Alzheimer 2008-2012 », accomplit des soins d’accompagnement et de réhabilitation à domicile, sur prescription médicale, pris en charge à 100% par la Caisse d’Assurance Maladie.

Les soins sont assurés par une équipe de professionnels, diplômés et spécialisés dans la prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de démences apparentées.

Les séances de réhabilitation sont réalisées sur une période de six semaines. Un bilan effectué par la psychomotricienne préconise des actions que les assistantes de soins en gérontologie assurent.

Leur mission consiste à maintenir les capacités restantes, poser des repères, le cas échéant réadapter aux gestes de la vie quotidienne, sécuriser l’environnement, soutenir et soulager l’aidant.

L’ESA de l’adiam a été certifiée qualité par l’AFNOR.

Quelle est l’origine des prescriptions des interventions d’ESA ?

coordinatrice ESA AdiamL’équipe spécialisée Alzheimer (20 places) du SSIAD de l’association ADIAM interviennent sur un territoire extrêmement dense et riche en structures sanitaires et médico-sociales qui couvre les arrondissements du quart Nord-Est parisien. Grâce à son ancienneté, l’ESA jouit d’une bonne implantation. Ainsi, en 2017, les demandes d’intervention ont émané principalement des consultations mémoire (30 %), des services hospitaliers de gériatrie (30 %) ou des services de neurologie (7 %). Les SPASAD, qui peuvent repérer des situations fragiles au domicile, ont également fait appel à l’ESA (13 %), tout comme les professionnels des CLIC et des MAIA (7 %). Les médecins prescripteurs sont majoritairement des spécialistes, neurologues (45 %) ou gériatres (27,5 %).

Quelle sont les difficultés rencontrées dans la mise en place et la conduite des interventions des ESA (auprès des personnes malades, des familles, des autres professionnels)?

La fenêtre d’intervention de l’ESA est réduite, et la temporalité est importante à prendre en compte. Une annonce diagnostique très récente peut être un frein, la dyade malade/aidant pouvant être alors dans le déni du diagnostic et de ses conséquences. Au premier contact téléphonique, la coordinatrice doit rassurer et expliquer les missions de l’ESA pour que la personne malade et l’aidant acceptent le soin à domicile. A contrario, même en respectant les critères d’inclusion, nous arrivons souvent tardivement, lorsque les répercussions de la perte d’autonomie sont déjà importantes, alors qu’une intervention en amont en aurait minimisé les conséquences et permis d’éviter des situations d’épuisement des aidants. Lorsque nous intervenons à temps, les obstacles demeurent néanmoins et peuvent mettre en échec les soins : une anosognosie importante du malade, un sentiment de culpabilité de l’aidant et des difficultés à passer la main à des professionnels. Enfin, nous déplorons la méconnaissance des missions des ESA par les professionnels médico-psycho-sociaux, ce qui peut induire un manque de coordination et ralentir la mise en place de soins adaptés.

Mettez-vous en place des relais à l’issue des interventions et, si oui, lesquels ?

L’ESA ne saurait exister d’une façon isolée. Nous agissons au cœur d’un réseau de soins où l’ESA constitue un véritable dispositif de coordination intégré. Nos missions ne se limitent pas au travail de réhabilitation par le déploiement de stratégies palliatives et d’entrainement procédural au domicile. Ainsi, nous informons et orientons systématiquement les aidants vers les plateformes de répit et d’accompagnement et les associations qui proposent du soutien. Nous accompagnons les malades vers des accueils de jour ou des associations socio-culturelles adaptées pour qu’ils soient cognitivement et socialement stimulés. Nous introduisons des auxiliaires de vie au domicile pour soutenir la vie quotidienne. Nous mettons en relation les personnes malades avec des professionnels paramédicaux (infirmières, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes) ou sociaux (gestionnaires de cas, assistants de service social) le cas échéant. Nous nous donnons les moyens de pérenniser les bénéfices de nos interventions en proposant des relais qui perdurent après la fin de celles-ci, dans le but de maintenir la qualité de vie au domicile et l’accompagnement de la dyade malade-aidant.

Profession ESA Alzheimer

Source : https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/

Toutes les dépenses engagées auprès de l’adiam donnent droit à une réduction ou à un crédit d’impôt selon la législation en vigueur.

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