Le lien social est un des remparts contre l’isolement et la perte d’autonomie. Nous le voyons souvent, la perte du conjoint, avec lequel on a partagé sa vie peut entrainer l’autre à une forme d’abandon et de résignation, et la famille et aidants-proches se doivent de rester attentifs face à leur parent, a ses sautes d’humeur et sa baisse de forme.

Il en va de même lorsque l’on perd son dernier ami, avec qui on partage sur des dizaines d’années de vie des souvenirs, tragiques ou heureux, qui nous ont permis de se sentir moins seul, mieux compris et avec lequel on a en commun tant de confidences et de secrets inavoués. Le site marieclaire.fr a publié récemment un article sur la perte de son dernier ami, en expliquant avec justesse l’état de dévastation du dernier ‘survivant’, dont le monde s’effondre, et qui se sait être le ‘suivant’.

Cette période de Covid, où, pour leur sécurité l’isolement des personnes âgées est une nécessité, entraine des disparitions malheureuses où l’entourage n’a pas eu la possibilité de dire adieu. C’est dans ce sens qu’Alexandra Choukroun, responsable du pôle psychologie à domicile au sein de l’adiam et qui consulte directement au domicile des personnes âgées prend la parole dans cet édito en précisant qu’il s’agit souvent du dernier lien qu’il reste au survivant avec sa vie passée.