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La gestion de l’asthme chez les personnes âgées dépendantes

16 Juil 2020

L'asthme est un trouble respiratoire fréquent chez les personnes âgées, bien qu’il soit encore peu diagnostiqué et traité lorsqu’il apparaît tardivement. Le vieillissement de l’organisme n’épargne en effet pas le système respiratoire dont la structure évolue avec l’âge.

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L’asthme est un trouble respiratoire fréquent chez les personnes âgées, bien qu’il soit encore peu diagnostiqué et traité lorsqu’il apparaît tardivement.

Le vieillissement de l’organisme n’épargne en effet pas le système respiratoire dont la structure évolue avec l’âge, entrainant une diminution du débit respiratoire qui se caractérise par un essoufflement et une altération de l’état général.

Chez les personnes âgées dépendantes, l’accompagnement est d’autant plus important pour les aider à se faire diagnostiquer et à bénéficier de traitements adaptés.

L’asthme, qu’est-ce que c’est ?

L’asthme est une maladie chronique qui se traduit par des troubles respiratoires survenant le plus souvent par crises, tels qu’un essoufflement (dyspnée), une toux, une respiration sifflante, des douleurs thoraciques ou une sensation d’oppression au niveau des poumons.

Lors des crises d’asthme, les voies respiratoires sont enflammées : les bronches rétrécissent (bronchoconstriction), la muqueuse s’épaissit et les voies aériennes distales (les plus petites voies respiratoires des poumons) s’obstruent.

Dans la plupart des cas, les symptômes respiratoires provoqués par l’asthme sont réversibles et disparaissent seuls, quoiqu’une médication soit tout de même privilégiée pour les contrôler, afin d’éviter les crises sévères pouvant engendrer de graves complications, parfois létales.

A l’heure actuelle, l’asthme ne se guérit pas, mais des traitements adaptés au cas par cas permettent de contrôler la pathologie de manière optimale.

"Statistique

L’asthme chez les personnes âgées

Il est important de noter que les difficultés respiratoires ne sont pas des conséquences normales du vieillissement de l’organisme.poumon asthme

Si l’asthme n’est pas nécessairement en cause dans la survenue de troubles du système respiratoire (essoufflements, toux, respiration sifflante, etc.), il convient toujours de consulter un médecin en cas d’apparition ou d’aggravation de symptômes respiratoires.

L’asthme est en effet sous-diagnostiqué chez les personnes âgées majoritairement du fait du manque d’information sur le sujet, poussant les séniors à négliger leurs symptômes et à passer outre la consultation médicale.

Les difficultés ou douleurs respiratoires qu’ils rencontrent leur semblent normales, comme un trouble naturellement lié à l’âge, ce qui ne correspond pas à la réalité.

De plus, les symptômes de l’asthme chez la personne âgée diffèrent souvent de ceux que l’on rencontre chez les plus jeunes. Il s’agit essentiellement de toux grasses qui, en cas de consultation, peuvent souvent être confondues avec des bronchites ou autres infections pulmonaires.

Il est aussi possible qu’un asthme diagnostiqué tôt évolue avec l’âge et ne provoque plus les mêmes symptômes ni se manifeste à la même occurrence qu’auparavant.

Tout comme l’apparition de l’asthme, son aggravation ou son évolution ne doit pas être considérée comme une fatalité et doit être signalée à un médecin.

Gérer l’asthme chez la personne âgée dépendante

Particulièrement vulnérables, les personnes âgées dépendantes ne sont pas toujours conscientes des dangers qu’elles encourent en cas de maladie et n’ont pas toujours la capacité de réagir correctement lorsqu’elles éprouvent des difficultés respiratoires.

ventoline asthmeIl revient alors à leur entourage de veiller sur elles en étant attentif à leur santé et en les encourageant à consulter en cas de difficultés respiratoires.

Les symptômes de l’asthme étant souvent négligés par les personnes âgées, il peut, par ailleurs, s’avérer complexe de leur faire comprendre l’intérêt de consulter un médecin et de suivre un éventuel traitement à long terme.

De fait, lorsqu’un asthme est décelé en consultation médicale, il est tout aussi important de soutenir les séniors dans l’étape délicate qu’est l’acceptation du diagnostic que dans le suivi des potentielles prescriptions thérapeutiques.

Par ailleurs, un axe important du traitement contre l’asthme est l’identification des facteurs déclenchant ou aggravant les troubles respiratoires engendrés par la maladie (allergies, sensibilités, odeurs, effort, anxiété, etc.).

Chez la personne dépendante, de multiples obstacles peuvent venir entraver cette recherche, notamment une perte de mobilité et des troubles cognitifs ou sensoriels.

Les accompagnants ont alors un rôle non négligeable à tenir et se doivent d’être attentifs, à l’écoute et très présents pour essayer de comprendre et d’identifier les facteurs favorisant l’asthme chez le sénior.

Enfin, l’accompagnement vise aussi à aider la personne âgée dépendante à adopter un mode de vie qui convient davantage à son état de santé.

Un logement adapté et une auxiliaire de vie à domicile permettront notamment de limiter les efforts physiques, de fractionner les repas et d’aménager un espace de vie sécuritaire, autant de gestes susceptibles de prévenir les crises d’asthme.

L’accompagnement est aussi indispensable pour orienter les séniors vers des traitements doux (relaxation, sophrologie, hypnose, massage, etc.) ciblant l’anxiété, un facteur de risques important de l’asthme.

Enfin, il ne faut pas oublier que la solitude, l’isolement social et l’ennui, fléaux de nos aînés, sont des facteurs de stress importants susceptibles d’aggraver l’asthme, et qui ne peuvent être atténués qu’à travers une présence humaine.

Le vieillissement de l’organisme entraîne indubitablement un affaiblissement du système respiratoire qui engendre une intolérance à l’effort.

Cependant, les difficultés respiratoires qui surviennent dans des conditions « normales » (au repos, lors de la digestion, par crises, etc.) ne sont pas normales et ne doivent pas être considérées comme telles.

L’asthme nuit en effet grandement à la qualité de vie des personnes âgées, et plus particulièrement à celles des personnes dépendantes, plus fragiles, qui ne peuvent espérer être soignées correctement sans l’appui et la vigilance de leur entourage.

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