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Association d’aide et de soins à domicile à Paris, au service des personnes âgées

mourir escarre

Peut-on mourir d’une escarre ?

20 Nov 2024

2 3 Sommaire de l’article

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Les escarres, également connues sous le nom de plaies de pression, peuvent engendrer de graves complications médicales si elles ne sont pas traitées correctement. Initialement superficielles, elles peuvent rapidement devenir des portes d’entrée pour les bactéries, augmentant ainsi le risque de diverses infections sévères. Alors, peut-on mourir d’une escarre et quelles solutions pour éviter les complications mortelles ? Les experts de l’Adiam vous répondent.

Est-il possible de mourir d’une escarre ?

Les escarres sont des lésions cutanées graves souvent observées chez les personnes à mobilité réduite. Elles peuvent effectivement être mortelles en raison des complications qu’elles entraînent.

Dès l’apparition des premiers signes d’escarre, (photo d’escarres)il est crucial de prendre des mesures immédiates, surtout chez les personnes âgées ou immobiles. Les escarres sont classées en 4 stades selon leur gravité :

  • Escarre stade 1 : la peau montre des signes de décoloration et ne blanchit pas sous pression, indiquant des dommages potentiels sous-jacents.
  • Escarre stade 2 : la lésion s’ouvre, la peau s’enlève ou une cloque se forme.
  • Escarre stade 3 : la plaie s’aggrave, noircit et peut développer des croûtes.
  • Escarre stade 4 : la plaie est profonde (atteignant les muscles, les os et les tendons), avec un risque élevé d’infection sévère.

Les escarres chez les personnes âgées peuvent entraîner de multiples complications infectieuses si elles ne sont pas correctement traitées. Ces risques varient de simples infections localisées à des conditions plus graves affectant la santé globale du patient. Ces éléments soulignent l’importance d’une surveillance rigoureuse et de soins préventifs pour les personnes à risque.

Les facteurs aggravant la sévérité des escarres

Les escarres résultent d’une combinaison complexe de facteurs qu’il est crucial de comprendre pour prévenir leur apparition et les complications associées :

  • Immobilité prolongée : rester assis ou allongé sans bouger pendant 2 heures peut être suffisant pour développer des escarres. Il est donc important de changer régulièrement de position pour éviter la pression continue sur la même zone du corps.
  • Perte de sensation : les personnes souffrant de troubles neurologiques ou de diabète de type 2 ou 1 (qui peut réduire la sensibilité cutanée) ne ressentent pas toujours la pression exercée sur leur peau.
  • Exposition à l’humidité : l’incontinence urinaire ou fécale peut rendre la peau plus vulnérable et augmenter le risque de formation d’escarres, notamment dans les zones génitales et périnéales.
  • Dénutrition de la personne âgée ou déshydratation : une alimentation insuffisante et un manque d’hydratation affaiblissent la peau et ralentissent le processus de guérison.

Quelles sont les possibles complications mortelles des escarres ?

Risques infectieux

Bien que souvent considérées comme de simples plaies de pression superficielles, les escarres peuvent en réalité devenir des points d’entrée pour les bactéries. Parmi les principaux risques infectieux associés aux escarres, on retrouve :

  • les infections localisées et douloureuses de la plaie ;
  • des affections cutanées comme l’eczéma ou l’érysipèle qui peuvent se développer autour de la plaie ;
  • infections bactériennes comme celles causées par des streptocoques ;
  • sur le long terme, il est possible que des cellules cancéreuses se développent dans les plaies chroniques ;
  • la septicémie, une infection généralisée qui peut être accompagnée d’anémie ou de dénutrition ;
  • le tétanos, particulièrement si la vaccination de la personne est insuffisante ;
  • la détérioration de l’autonomie et de la qualité de vie, souvent aggravée par la peur d’une fin de vie prématurée.

Complications post-opératoires

Même après une intervention chirurgicale visant à traiter les escarres, les patients (souvent fragiles et ayant des problèmes de santé préexistants) restent susceptibles à de multiples complications :

  • infections post-opératoires ;
  • nécrose des tissus des lambeaux chirurgicaux implantés ;
  • affaiblissement musculaire et apparition de cloques ;
  • possibilité de récurrence des escarres ;
  • infections sanguines ou osseuses ;
  • complications graves comme les hémorragies internes, les abcès, ou la thrombose veineuse profonde.

Quels traitements en cas d’escarres sévères ?

Débridement

Le débridement est une étape cruciale dans la gestion des plaies nécrosées. Cette technique consiste à retirer les tissus morts pour favoriser la guérison. Pour les petites quantités, des pansements et pâtes spéciaux sont utilisés. Pour les quantités plus importantes, des méthodes plus invasives peuvent être nécessaires :

  • nettoyage et irrigation avec des jets d’eau à haute pression ;
  • utilisation d’ultrasons ;
  • traitement au laser.

Asticothérapie (Biothérapie)

L’asticothérapie, ou larvothérapie, est une méthode alternative de débridement. Des pansements contenant des asticots vivants sont appliqués sur les zones nécrosées. Les asticots mangent le tissu mort et infecté sans endommager le tissu sain, libérant des substances qui tuent les bactéries et stimulent la guérison. Les pansements et les asticots sont retirés après quelques jours.

Intervention chirurgicale

Lorsque d’autres traitements échouent à guérir les escarres de stade 3 ou 4, une intervention chirurgicale peut devenir nécessaire. Les options chirurgicales incluent des procédures reconstructives où le tissu nécrosé est retiré chirurgicalement et la plaie est fermée en utilisant des lambeaux de peau et de muscle prélevés sur d’autres parties du corps. Cela permet non seulement de soigner la plaie, mais aussi de prévenir d’autres dommages tissulaires et des complications graves comme la septicémie ou la gangrène.

Traiter les escarres chez les personnes âgées peut être complexe, particulièrement lorsqu’elles atteignent les stades 3 ou 4. Des soins plus intensifs et spécialisés sont alors nécessaires pour une prise en charge rapide et efficace des escarres afin de prévenir des issues potentiellement mortelles.

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Le rôle de l’aide à domicile dans la prévention des escarres

L’Adiam propose des services d’aide à domicile essentiels pour prévenir l’apparition des escarres, en particulier chez les personnes âgées ou à mobilité réduite. Nos aides à domicile interviennent de manière proactive pour réduire les risques associés à l’immobilité prolongée, un facteur clé dans le développement de ces plaies.

Les aides à domicile peuvent également veiller à ce que la personne bénéficie d’une alimentation équilibrée et d’une hydratation suffisante, renforçant ainsi la résistance naturelle de la peau.

Lorsque l’état de santé du patient le permet, les aides à domicile peuvent également l’accompagner dans de petites promenades, favorisant ainsi une meilleure circulation sanguine et contribuant à prévenir la formation d’escarres.

Grâce à cette approche globale, les services d’aide à domicile à Paris de l’Adiam jouent un rôle préventif déterminant pour protéger les personnes fragiles contre les complications liées aux escarres.

Le rôle du service de soins à domicile dans la prise en charge des escarres

Lorsque les escarres sont déjà présentes, le service de soins à domicile de l’Adiam offre une prise en charge personnalisée et spécialisée pour favoriser la guérison et limiter les complications. Les aides-soignantes à domicile, interviennent directement au domicile du patient pour soigner les escarres et prodiguer des soins adaptés à la gravité de la plaie. Ils assurent le nettoyage quotidien de la lésion, appliquent des pansements spécifiques pour protéger la plaie et encouragent la cicatrisation, et supervisent l’utilisation de matériels médicaux comme les matelas ou coussins anti-escarres.

En parallèle, les équipes de l’Adiam surveillent étroitement l’évolution des escarres pour prévenir les infections secondaires telles que les septicémies ou les atteintes osseuses. Ces interventions permettent non seulement d’améliorer le confort du patient, mais aussi de réduire les hospitalisations grâce à un suivi attentif et régulier, consolidant ainsi la mission de l’Adiam : maintenir la qualité de vie à domicile.

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