La question est loin d’être théorique, elle s’inscrit dans le souci de ralentir, voire de contrer les effets de l’avancée en âge avec son corollaire la perte de l’autonomie avec le cortège délétère qui s’ensuit souvent.

En effet il convient de faire preuve d’humilité. Il est vrai que de nombreux progrès médicaux ont notablement amélioré la condition sanitaire des personnes âgées. Citons notamment le bénéfice d’un bon contrôle de la pression artérielle, l’introduction des statines dans la prévention cardio -vasculaire, le contrôle de certains troubles du rythme par l’implantation d’un cardio stimulateur, l’usage de vaccins efficaces sur les pneumonies autrefois régulièrement fatales, et sur la prévention d’un zona douloureux là aussi grâce au vaccin. Arrêtons-nous là car cette recension n’est pas notre objet mais simplement une illustration.

Processus de vieillissement humain

En effet le grand mystère du vieillissement humain (ou plutôt des processus de vieillissement car ils sont sûrement pluriels) demeure malgré des recherches encourageantes.

Quand débute-t-il ? Quel en est le facteur causal ? Quelle est la part de la génétique et de l’acquis (ce qui sous-entend la place des conduites de prévention et des politiques de santé publique qui peuvent en découler.) ?

Aussi face à cet univers qui demeure mystérieux, la médecine n’a que le choix de prévenir, traiter et compenser.

Et de fait, en matière de compensations de certains déficits liés au vieillissement, la technologie n’est-elle pas devenue un allié à la fois précieux et prometteur.

Une précision cependant il ne s’agit pas ici des animaux de compagnie robotisés, des chiens qui émettent des aboiements ou un miaulement pour le chat). Certains d’entre eux se déplacent voire répondent au son de la voix de leur maître.

Non, l’objectif est plus prosaïque et plus ambitieux. Les maîtres mots sont l’autonomie dans la plupart des situations du quotidien, la sécurité dans l’habitat, un gain en matière de mobilité, des facilités de communication… L’objectif étant d’améliorer la qualité de vie. Sans oublier que toutes ces modalités lorsqu’elles sont plus ou moins atteintes permettent de maintenir, la dignité des personnes âgées et de soutenir leurs aidants.

Rôle de la technologie dans l’autonomie des seniors

Les dispositifs de télé-assistance, les chemins lumineux au saut du lit, l’aménagement du domicile suivant les conseils des ergothérapeutes, les téléphones permettant une géolocalisation en sont des exemples mais beaucoup reste à faire et, je crois se fera.

C’est à dessein que je n’ai pas parlé pour cette génération de la télé-médecine qui connait un essor certain. Et nécessite des connaissances informatiques minimales, pas toujours à la portée de la génération qui nous concerne aujourd’hui.

Mais venons-en à l’essentiel

L’essentiel réside dans l’isolement, la solitude, situations où aucune technologie, à ce jour, n’est envisageable pour y remédier.

Non, encore et pour longtemps, la visite au domicile, la voix, le regard, le contact autant de solutions « immatérielles » qui nous rapprochent de l’autre.

Et c’est heureux.