Ce qui change
Le gouvernement installe à l’automne 2026 la Conférence nationale de l’autonomie. Prévue par la loi Bien vieillir du 8 avril 2024, cette instance se réunira chaque année pour piloter la politique du grand âge dans la durée, au-delà des échéances politiques.
Sa préparation a démarré le 20 mai 2026 avec l’installation d’un comité de pilotage, coprésidé par Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et par Olivier Richefou, vice-président de Départements de France. Deux co-rapporteurs coordonnent les travaux : Laurence Cristol, médecin en onco-gériatrie, et Luc Broussy, président de France Silver Éco.
En parallèle, une consultation citoyenne intitulée « Vieillir en France, aujourd’hui et demain » a recueilli jusqu’au 20 septembre 2026 l’avis des personnes âgées, des aidants et des professionnels de l’autonomie.
Six priorités au programme
Les rencontres thématiques organisées cet automne portent sur six priorités :
- mieux connaître les besoins pour les anticiper ;
- agir pour vieillir en bonne santé ;
- valoriser les métiers de l’autonomie ;
- diversifier les lieux de vie ;
- transformer les EHPAD en « Maisons France Autonomie » ;
- aider les aidants.
Le ministère annonce des mesures concrètes dès 2026 et une feuille de route de long terme. Départements de France rappelle que deux chantiers restent à trancher : la gouvernance et le financement.
Qui est concerné
D’ici 2050, un Français sur trois aura plus de 60 ans, et le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie devrait atteindre 2,8 millions, selon le ministère. La conférence concerne donc les personnes âgées et leurs familles, les proches aidants, les professionnels de l’aide et des soins à domicile, ainsi que les départements, qui versent l’APA.
Ce que ça change à Paris et en Île-de-France
Dans l’immédiat, rien ne change pour les familles : les droits et les démarches restent les mêmes. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) reste instruite par le département : la Ville de Paris pour les Parisiens, les conseils départementaux dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.
À terme, les décisions seront déclinées localement : les services publics départementaux de l’autonomie et les conférences territoriales de l’autonomie piloteront leur mise en œuvre. Deux sujets touchent directement la vie à domicile : l’organisation des services autonomie à domicile (SAD), qui réunissent l’aide et les soins, et le soutien aux aidants, avec le répit et l’accès aux droits.
Si vous accompagnez un parent âgé, inutile d’attendre les annonces : plusieurs droits et aides pour les aidants familiaux existent déjà.
À retenir
- La Conférence nationale de l’autonomie est installée à l’automne 2026 et se réunira chaque année.
- Six priorités, dont l’aide aux aidants et la valorisation des métiers de l’autonomie.
- Aucun changement immédiat pour l’APA ni pour les démarches à Paris et en petite couronne.





