Avec l’augmentation de l’espérance de vie, les maladies propres au vieillissement de l’organisme, telles que l’ostéoporose, apparaissent comme des problématiques de santé majeures.

Près de 40% des femmes de plus de 50 ans subiront dans leur vie une fracture consécutive à une fragilité osseuse exacerbée, et environ 70% des femmes de plus de 80 ans sont atteintes d’ostéoporose.

Pour autant, l’ostéoporose n’est pas une fatalité et il est possible de prévenir son apparition comme de bénéficier de traitements et d’un accompagnement adapté pour amoindrir les risques de fracture et conserver une bonne qualité de vie malgré la maladie.

Ostéoporose : qu’est-ce que c’est ?

L’ostéoporose est une maladie générale du squelette, qui se caractérise par une perte de masse osseuse engendrant une fragilisation des tissus osseux.

En temps normal, les tissus osseux conservent leur solidité grâce à un perpétuel renouvellement, fruit de l’activité des ostéoclastes et ostéoblastes, cellules respectivement responsables de la résorption osseuse et de la formation osseuse.

Les ostéoclastes et les ostéoblastes agissent en synergie pour maintenir une masse osseuse saine assurant la solidité du squelette.

L’ostéoporose survient lorsqu’un déséquilibre se forme entre les ostéoblastes et ostéoclastes (avec une activité dominante des ostéoclastes), ce qui provoque une détérioration de la microarchitecture des os fragilisant le squelette et engendrant un risque de fracture accru.

On parle de cette maladie comme d’un « voleur silencieux », car elle a tendance à évoluer lentement sans engendrer de symptômes, « volant » peu à peu de la masse osseuse au patient sans qu’il s’en aperçoive, jusqu’à la fracture.

Enfin, on distingue deux types d’ostéoporoses : l’ostéoporose primaire, qui apparaît chez les femmes ménopausées et personnes âgées, et l’ostéoporose secondaire qui peut atteindre les personnes de tout âge et est provoquée par des traitements, troubles métaboliques ou affections.

Fragilité, morbidité, perte d’autonomie : les conséquences de l’ostéoporose

La fracture est la complication majeure de l’ostéoporose. Elle concerne surtout les hanches (col fémoral), les vertèbres et les poignets, mais peut toucher toute autre partie du squelette, sauf les extrémités (mains, pieds et crâne).

Les fractures des vertèbres, qui surviennent généralement par tassement, sont susceptibles de s’enchainer rapidement (phénomène de cascade fracturaire) et d’engendrer une réduction importante de la taille du patient, ainsi que des déformations de la colonne vertébrale très invalidantes.

La fracture de la hanche est aussi particulièrement grave, notamment quand elle survient chez des personnes âgées et détériore leur état de santé général.

Elle expose notamment les patients à des risques postopératoires conséquents susceptibles d’engendrer des troubles pulmonaires et sanguins menant au décès du patient l’année suivant la fracture dans environ 25% des cas.

Au-delà de ces conséquences gravissimes, l’ostéoporose au quotidien peut engendrer des douleurs, s’avérer anxiogène et entrainer une perte d’autonomie.

Elle nuit donc grandement à la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes lorsqu’elle n’est pas correctement prise en charge.

L’ostéoporose : des causes multiples

L’ostéoporose est dite plurifactorielle, c’est-à-dire que son apparition est due à plusieurs facteurs qui vont impacter la santé du squelette, causant soit un capital osseux insuffisant en fin de la croissance, soit une perte de masse osseuse accélérée lors du vieillissement ou en cas de maladie.

L’hérédité est un facteur commun d’ostéoporose, contre lequel il demeure possible de lutter à travers des actes préventifs et un suivi médical adapté.

La carence oestrogénique, déficit en œstrogène, joue aussi un rôle particulier dans l’apparition d’ostéoporose, tant chez la femme que chez l’homme.

L’œstrogène, hormone sexuelle féminine, intervient en effet dans la métabolisation du calcium, nécessaire à la santé des os, ainsi que dans le fonctionnement des ostéoblastes.

Mauvaise posture ostéoporose
Bonne posture ostéoporose

Prévention de l’ostéoporose

Prévenir l’ostéoporose primaire repose avant tout sur le maintien d’une bonne hygiène de vie permettant de réduire l’impact de facteurs indépendants du vieillissement et de l’hérédité sur le développement de la maladie.

L’alimentation est un axe important de la prévention de l’ostéoporose, tant en privilégiant l’apport de calcium, minéral indispensable à la santé des os, qu’en évitant les fuites de ce dernier.

Pour limiter les pertes de calcium, il convient d’éviter les aliments trop acides, ainsi que le sel et le café, qui favorisent l’élimination du calcium dans le corps. Par ailleurs, l’apport en vitamine D est aussi indispensable pour permettre au corps de métaboliser le calcium.

La pratique d’une activité physique régulière permet également de stimuler le renouvellement osseux et d’accroître la solidité du squelette.

Certains traitements médicamenteux peuvent aussi être prescrits dans un but préventif, afin de ralentir la perte de masse osseuse, de renforcer la solidité des os ou de compenser les déficits hormonaux à l’origine d’ostéoporose.

Il est recommandé d’éviter la consommation excessive de tabac et d’alcool qui accélèrent le vieillissement des cellules et nuisent, de fait, à la santé des tissus osseux.

Enfin, l’ostéoporose étant une maladie silencieuse, il est important de l’évoquer avec votre médecin traitant même en l’absence de symptômes, afin de détecter au plus tôt une perte de masse osseuse.

Une surveillance médicale accrue est d’autant plus importante lorsque le patient compte des parents, proches ou éloignés, ayant souffert d’ostéoporose, cette maladie présentant un caractère héréditaire avéré.

Il existe, par ailleurs, un examen de dépistage indolore permettant de mesurer la densité osseuse pour surveiller l’apparition d’une éventuelle perte de masse et détecter précocement des signes d’ostéoporose.

Ostéoporose : se faire accompagner

Lorsqu’une personne est atteinte d’ostéoporose, modérée ou avancée, il est important de réduire au maximum les risques de chute liés à son environnement et à son mode vie.

Le domicile doit être aménagé de façon sécuritaire, pour permettre au sénior de conserver une certaine autonomie sans courir de risques.

Il est, par exemple, important de fixer les tapis au sol, d’installer des rampes ou poignées aux murs en présence de marches, et de garder un sol dépourvu d’obstacles et bien éclairé.

En plus de l’environnement, le mode de vie de la personne atteinte d’ostéoporose doit aussi s’adapter à sa fragilité osseuse.

L’objectif est d’écarter les activités et situations à risques, comme le bricolage sur une échelle, le ménage sur un sol glissant ou les sorties solitaires dans des lieux isolés.

C’est ici que l’accompagnement prend une dimension importante, car l’autonomie des personnes fragilisées par la maladie est souvent diminuée, que ce soit par nécessité ou par principe de précaution.

Aussi, une aide peut être indispensable pour préparer les repas, faire les courses ou entretenir le domicile, notamment lorsque la mobilité est réduite après la survenue d’une fracture, ce qui accroit les risques de chutes. L’ADIAM se charge de mettre en oeuvre l’aide à domicile pour les personnes âgées à Paris et dans les environs.

Des visites régulières à domicile, ou des appels téléphoniques quotidiens, sont aussi recommandés pour s’assurer que la personne n’a pas chuté chez elle, se trouvant alors dans l’impossibilité de se relever pour contacter les secours.

Enfin, il demeure important d’accompagner les séniors fragiles lors de sorties quand leur santé le permet afin de leur permettre de conserver une bonne qualité de vie, de pratiquer un peu d’exercice et d’éviter l’isolement.

La recherche contre l’ostéoporose est très active, la science se penchant notamment sur des méthodes prédictives permettant d’évaluer précocement les risques de fracture au cas par cas à travers l’étude de différents facteurs.

Pour l’heure, il demeure important de prévenir l’ostéoporose en conservant une hygiène de vie saine tout au long de la vie, et ce même dans le troisième âge.

(SOURCE : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/osteoporose )

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L’alimentation des séniors, conseils sur l’ostéoporose

L’ostéoporose est une maladie liée à l’âge qui atteint les femmes dès la ménopause et les hommes après 70 ans.

Elle correspond à la diminution de la densité osseuse. Les hommes sont donc plus fragiles et le risque de fracture augmente. 130.000 fractures par an sont liés à cette maladie et environ un million de personnes souffrent de tassements vertébraux. Beaucoup pensent encore que l’ostéoporose est due à une carence en calcium, mais elle est aussi liée à la sédentarité, au tabac et à l’alcool.

Bouger favorise le retour veineux et donc la minéralisation de l’os bougée, entretient la masse musculaire et ainsi diminue les risques de chute, avoue le bien être quotidien et le maintien de votre autonomie. Il faut savoir que l’activité physique a des vertus préventives. Elle est bénéfique dans certaines maladies comme l’ostéoporose, mais aussi l’hypertension artérielle, les maladies cardio vasculaires et le diabète. L’important n’étant pas de courir un marathon, mais de trouver des activités adaptées à votre mode de vie et votre état de santé pour être en bonne santé.

Commencez par quatre repas par jour avec un petit déjeuner, un déjeuner, un goûter et un dîner.

Le goûter devient lorsque l’on vieillit. Un repas indispensable. Favoriser le pain avec un laitage, un fruit et une boisson.

Accordez-vous de temps en temps un petit plaisir. Ces quatre repas par jour vous permettent de garder un poids stable et évite la dénutrition. Ensuite, favoriser les protéines. Les besoins en protéines augmentent avec l’âge. Elles permettent de préserver la masse musculaire. Favoriser donc la viande, le poisson minimum deux fois par semaine, les œufs deux plats de deux et par semaine, le fromage deux portions de fromage remplacent une part de viande et les légumineuses.

Chacun de ces aliments contient plus ou moins de protéines.

Il ne faut pas oublier non plus le calcium et la vitamine D. Le calcium, en se fixant sur les eaux, lui, activement contre l’ostéoporose.

Mais il ne peut se fixer que grâce à la vitamine D. La masse osseuse commence à diminuer dès l’âge de 20 ans, avec un pic chez les femmes, notamment à la ménopause.

C’est pourquoi il est important d’aider le corps à renforcer sa masse osseuse.

On le retrouve principalement dans le lait et les produits laitiers, mais aussi dans certaines zones, dans les sardines et certains fruits et légumes.

Le secret, c’est d’alterner le lait, les laitages et les fromages, notamment les fromages à pâte dure comme le comté, les mental, qui sont très riches en calcium. Mais attention, ils sont très gras. Certaines eaux minérales apportent aussi du calcium. Regardez les étiquettes. Ne vous laissez pas tenter par les produits laitiers allégés en matières grasses, car la matière grasse laitière apporte de la vitamine D qui favorise la fixation du calcium. On retrouve la vitamine D principalement dans les poissons gras et les produits laitiers non écrémé, appelés aussi vitamine du Soleil.

Elle se synthétise grâce à l’action des rayons ultraviolets sur la peau. Il est donc très important de vous exposer au minimum 10 minutes par jour, sous peine de carences. Vous devez consommer quatre portions de calcium par jour. Parmi ces aliments pour avoir la bonne dose.